Frère Roger sera enterré après la clôture des JMJ
France: Les obsèques du fondateur de la communauté de Taizé auront lieu mardi 23 août
Taizé, 17 août 2005 (Apic) Les obsèques de Frère Roger Schutz, assassiné lors de la prière du soir le 16 août, auront lieu mardi 23 août à 14h. Le fondateur de la communauté de Taizé sera ensuite enterré dans le cimetière du village.
Les Frères de la communauté ont voulu attendre la fin des JMJ et le retour de l’ensemble de leurs membres de Cologne pour fixer les obsèques de leur responsable et fondateur en l’Eglise de la Réconciliation à Taizé, a expliqué à la presse Frère Emile, le porte-parole.
Le décès de Frère Roger, dans la soirée du 16 août, a suscité de nombreuses réactions de tristesse et des messages de condoléances de la part de nombreux responsables religieux et politiques, notamment en France, et en Allemagne où se déroulent actuellement les JMJ.
Des qualités chrétiennes et humaines unanimement reconnues
«Frère Roger et ses compagnons ont apporté leur protection à des réfugiés juifs contre les nazis, se sont occupés des immigrés et sont aujourd’hui proches, dans le monde entier, des hommes vivant dans les pays en développement», a relevé le chancelier social-démocrate allemand Helmut Schröder, de confession protestante.
«Frère Roger a créé un lieu où les jeunes gens pouvaient trouver une orientation pour leur vie: des hommes de toutes origines et confessions trouvent à Taizé un accueil dans une communauté, qui ne respecte pas seulement la dignité et le caractère unique de l’autre, mais les inclut comme des frères et soeurs», a relevé pour sa part le président allemand Horst Köhler.
La candidate chrétienne-démocrate à la chancellerie allemande Angela Merkel, a qualifié à l’agence Apic Frère Roger de «grande personnalité qui a exercé principalement sur les jeunes une incroyable fascination» et a «presque fait s’estomper à travers sa vie les différences entre chrétiens catholiques et protestants».
La Fédération protestante de France, par son président Jean-Arnold de Clermont a exprimé «sa reconnaissance pour l’oeuvre accomplie par Frère Roger et ses compagnons de la première heure qui ont su redonner vie à la dimension monachique masculine au sein du protestantisme et dans une perspective résolument oecuménique».
Le président français Jacques Chirac a qualifié Frère Roger, de «l’un des serviteurs les plus remarquables des valeurs de respect et de tolérance».
«Il avait su établir, au sein de l’Eglise catholique, un échange spirituel avec d’autres Eglises. Il avait su convier des milliers de jeunes, venus des cinq continents vers la colline de Taizé pour s’interroger ensemble, sur le sens de la vie. Nous n’oublierons pas son message», a affirmé pour sa part le ministre français de l’Intérieur Nicolas Sarkozy.
L’ancien ministre Jack Lang a rappelé qu’il rendait chaque année visite à Frère Roger en compagnie de François Mitterrand à la Pentecôte. «Et chaque fois, nous avons partagé avec lui la passion de l’espérance et du respect».
Le cardinal Godfried Danneels, président de la Conférence épiscopale belge, a affirmé que «la mort de Frère Roger représente une grande perte». Il promet de prier pour le frère décédé, pour la communauté et pour les milliers de jeunes qui se rendent chaque année à Taizé. (apic/ag/bb)




