100’000 pèlerins attendus dans les sanctuaires de France
France: Marie rassemble toujours plus pour le 15 août
France, 13 août 2007 (Apic) Plus de 100’000 pèlerins et touristes sont attendus pour la fête de l’Assomption dans les sanctuaires marials et lieux de pèlerinage à la Vierge. Un chiffre en légère augmentation, révèle le quotidien catholique français «La Croix», dans un dossier consacré à l’Assomption.
Le nombre des sanctuaires et pèlerinages marials varie selon les diocèses. Il est des diocèses où ces pèlerinages, au moment des grandes fêtes de la Vierge (25 mars, 15 août, 8 septembre, 8 décembre.), peuvent atteindre la vingtaine, comme dans les diocèses de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) ou de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), voire la cinquantaine, comme pour Carcassonne (Aude) ou Dijon (Côte-d’Or). Pour d’autres, ce nombre est de l’ordre de la dizaine. Dans d’autres diocèses encore, la Vierge semble peu présente, comme à Moulins (Allier), ou encore Châlons-en-Champagne (Marne) avec son seul pèlerinage à Notre-Dame de L’Épine. Dans cette basilique du XVIe siècle, on attend cependant 700 personnes pour les 14 et 15 août.
A Rocamadour (Lot), la visite de nuit des sanctuaires, mardi après les complies de 22 heures, attire plus de 10’000 touristes et curieux: «C’est encore mieux qu’au Mont-Saint-Michel !», assure en riant le P. Clément Nastorg, recteur du lieu, cité par «La Croix». À Notre-Dame de Rostronen (Côtes-d’Armor), où l’on attend près de 2’000 personnes, la veillée du 14 se poursuivra, après la liturgie de la Parole et une procession à travers la ville, par un «tantad» (feu de joie) sur la colline du Miniou.
Dans les sanctuaires du Finistère, notamment à Rumengol, au Faou et à Kernitroun, où l’on attend respectivement 5’000, 2’000 et 3’000 touristes et fidèles locaux, une autre tradition bretonne revient en force: la salutation des bannières. «Les bannières présentes s’inclinent devant la bannière qui reçoit»», explique le P. Paul Berrou, coordinateur des sanctuaires du diocèse de Quimper et Léon.
10’000 à 15’000 pèlerins et touristes
Autre tradition forte: au Puy-en-Velay (Haute-Loire), chaque 15 août, une longue procession derrière la Vierge noire se déroule dans les rues de la vieille ville, en présence de 10’000 à 15’000 pèlerins et touristes. Même légère augmentation constatée à la basilique de Fourvière, sur les hauteurs de Lyon, où le P. Jean-Marie Jouham, recteur, attend au minimum 5’000 personnes rien qu’aux offices, sans parler de la procession aux flambeaux le 14 août dans les jardins au pied de la basilique, suivie d’une méditation du chapelet animée par le cardinal Philippe Barbarin.
À Notre-Dame-de-la-Garde, à Marseille, on attend quelque 7’000 personnes sur les deux jours, avec au moins 3’000 fidèles pour la procession aux flambeaux présidée par l’archevêque Mgr Georges Pontier. Un chiffre, là encore, plutôt en augmentation en raison des touristes présents.
Pourtant, note «La Croix», après l’affluence record des années 1999 et 2000 – Jubilé oblige -, où l’on avait estimé à plus de 150’000 la fréquentation totale dans tous les petits et grands sanctuaires de France pour le 15 août, les étés suivants n’avaient pas enregistré de tels chiffres. Et dans bien des sanctuaires on parle même de stabilité Au total, ils devraient donc être près de 100’000 en France à se rendre dans un lieu marial pour la fête de l’Assomption. Qu’il s’agisse d’un sanctuaire lié à une apparition de la Vierge, à une vénération mariale, à la découverte mystérieuse d’une statue ou encore au souvenir d’une protection attribuée à l’intercession de la Mère de Dieu.
Sur toute l’année, 40 millions de visiteurs passent dans l’ensemble des sanctuaires de France, selon une étude – citée par «La Croix» – menée il y a deux ans par l’Association des recteurs de sanctuaires (ARS) qui compte environ 150 adhérents et qui est présidée par Mgr Patrick Jacquin, recteur de Notre-Dame de Paris. «Ces responsables pastoraux ont compris l’importance d’un accueil personnalisé en de tels lieux et développent notamment, depuis plusieurs années, un effort spécial de permanence pour l’écoute et le sacrement de réconciliation», note la journaliste Claire Lesegretain. (apic/ag/js/pr)



