France: Mgr Marc Aillet critique le projet de loi concernant le statut de «beau-parent»

Le projet du président Sarkozy, «nouvel outrage fait à la famille»

Bayonne, 8 mars 2009 (Apic) L’évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, dans le Pays Basque et le Béarn, critique vivement le projet de loi concernant le statut de «beau-parent», qualifié de «nouvel outrage fait à la famille». Ce projet devrait être déposé tout prochainement au Parlement français. «Ce statut permettra de reconnaître des droits et des devoirs aux adultes qui élèvent des enfants qui ne sont pas les leurs», a déclaré le président Nicolas Sarkozy.

Mgr Marc Aillet estime pour sa part sur le site internet de son diocèse (www.diocese-bayonne.org) que «la dignité de la personne humaine exige que soit respectée la nature profonde de la famille basée sur un père et une mère dans la perspective d’une union stable».

«Le président de la République souhaite que le Parlement étudie un projet de loi sur un ’statut du beau-parent’, afin de ’reconnaître des droits et devoirs aux adultes qui élèvent des enfants qui ne sont pas les leurs’. La plupart des associations familiales, UNAF (*) en tête, avec l’appui remarqué des AFC (**), ont fait connaître leur opposition à cette initiative», relève l’évêque de Bayonne.

Outre le fait qu’il n’existe pas de droit à l’enfant mais bien d’un droit de l’enfant, note Mgr Marc Aillet, «les conséquences d’une telle disposition seraient contraires au bien de la société». En effet, estime-t-il, «l’enfant subirait le préjudice de se voir imposée la ’paternité’ du premier compagnon venu et de ceux qui pourraient lui succéder, sans parler d’éventuels droits de visite en cas de nouvelle rupture».

Des couples de même sexe pourraient adopter des enfants

Cette loi, «et là est le plus grave», ouvre la possibilité pour des couples de même sexe d’adopter des enfants. Mais pour l’évêque de Bayonne, «l’éducation d’un jeune, passant par le rapport à l’altérité, ne peut se faire que s’il évolue dans un contexte familial marqué par la différence sexuelle. Le modèle éducatif du ’rapport au même’ pourrait porter gravement atteinte à la santé psychique et à la capacité d’une personne à s’insérer dans la société».

A la suite de nombreux politiques et responsables du monde associatif, Mgr Marc Aillet dénonce «cette manoeuvre organisée par certains lobbys, qui, sous couvert d’altruisme, cache une volonté sournoise de briser les repères fondamentaux inscrits dans le coeur de tout être humain».

L’évêque de Bayonne, Lescar et Oloron invite toutes les personnes de bonne volonté «à se mobiliser contre ce nouvel outrage fait à la famille, actuellement si fragilisée. Face à une telle situation, on est en droit d’attendre une politique plus protectrice de cette cellule de base de la société». JB

(*) UNAF: Union nationale des associations familiales. Pour cette organisation, ce projet est une «fausse bonne idée»

(**) AFC: Associations Familiales Catholiques, qui déclarent représenter quelque 35’000 familles en France (apic/be)

8 mars 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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