France: Un livre «prophétique» pour une sainte dont le message reste d’actualité
L’auteur de «Un Docteur pour l’Eglise: Thérèse de Lisieux, s’explique
Paris, 16 septembre 1997 (APIC) Le message de Thérèse de Lisieux est plus que jamais d’actualité, estime Bernard Laluque, auteur de «Un Docteur pour l’Eglise: Thérèse de Lisieux». Un livre «prophétique», puisque paru en 1987, à un moment où l’hypothèse selon laquelle la sainte allait devenir docteur de l’Eglise était à peine émise. En quoi la «petite Thérèse nous interpelle-t-elle aujourd’hui? Ses explications.
«Quand j’ai écrit ce livre, voici dix ans, je voulais surtout convaincre ceux pour qui sainte Thérèse apparaissait comme une sainte fade, à la spiritualité à l’eau de rose, victime de son succès foudroyant auprès de nos grands-parents. Aujourd’hui, je suis frappé de sa dimension missionnaire, très actuelle. Elle a banalisé avec une grande sûreté la route de l’Eglise à l’aube du IIIe millénaire chrétien, confronté à une incroyance massive. Incroyance dans laquelle sainte Thérèse a été elle-même prophétiquement plongée à travers ses épreuves».
Dans l’extrême pointe de sa vie, du fond de son carmel, dans le doute et la sécheresse spirituelle, elle a été sensible aux arguments des rationalistes et des scientistes. Mais, estime l’auteur de ce livre, elle a vécu cet épisode douloureux comme une épreuve d’enfantement qui permettrait à d’autres de découvrir la foi, de «sauver des âmes», selon l’expression consacrée à l’époque.
Pour B. Laluque, elle en est sortie avec une croyance plus forte encore. A ses côtés. Les chrétiens peuvent aborder la non-foi en toute tranquillité, dit-il. «Aujourd’hui, on est sorti du jansénisme, qu’elle a contribué à briser en rompant avec la théorie des mérites, la maladie des scrupules et la crainte de la ’justice divine’. Mais la non-croyance en Occident reste un vrai défi missionnaire. C’est pourquoi je me réjouis que le pape déclare sainte Thérèse docteur de l’Eglise, à l’occasion du dimanche des missions, le 19 octobre».
Pour l’auteur, journaliste à «La Province», Thérèse de Lisieux est encore actuelle en ce qu’elle a été convaincue, en toute innocence, que la femme est l’égale de l’homme, qu’aux yeux de Dieu elle est la compagne de l’homme en tout événement, y compris ecclésial. «C’est un aspect moins connu, mais il y a des pans entiers chez elle qui reste à explorer». (apic/jcn/pr)



