L’Asie, mais aussi l’Amérique latine
Fribourg: 14e Festival international de films de Fribourg, du 12 au 19 mars
Fribourg, 9 février 2000 (APIC) Le 14e Festival du Film de Fribourg aura lieu du 12 au 19 mars 2000. La compétition officielle de cette nouvelle édition comprend des films de Chine, Taiwan, Hong Kong, Inde et Corée du Sud.
L’Amérique latine y est aussi largement représentée avec trois films argentins en compétition. Ainsi la fiction-documentaire de Tristan Bauer sur Jorge Luis Borges, Borges, los libros y la noche, Yepeto, d’Eduardo Calcagno et Mundo Grua, de Pablo Trapero. Le Brésil sera représenté par Saudade do futuro, de Cesar Paes.
Le Festival abordera en outre la partition du Bengale (Bengale et Bangladesh). Jusqu’à aujourd’hui, le cinéma indien s’était penché presque exclusivement sur la partition de 1949 avec le Pakistan. Six films sont présentés à Fribourg: des oeuvres de R. Ghatak, T. Mokammel, B. Dasgupta, T. Rajen et N. Gosh. Deux de ces films sont de précieux films d’archive des années 70. Ce panorama illustre la migration de millions d’hindous et de millions de musulmans chassés de leurs terres, ainsi que leur attachement à leur culture commune.
En 23 films phares, le festival tracera en outre un itinéraire à travers les courants majeurs des cinémas du monde arabe de 1930 à 1998 (Tunisie, Algérie, Egypte, Palestine, Koweït, Soudan, Maroc, Mauritanie, Liban, Syrie, Irak).
La Corée du Sud sera également présente. Des collectifs de cinéma nés durant les années de dictature influencent encore aujourd’hui les jeunes cinéastes et vidéastes sud coréens qui forment une école de documentaristes plus proches de l’»agit-prop» que du documentaire «objectif». Le festival présente dix films.
Pour ceux qui voudraient voir (ou revoir) les Grand Prix du Festival de 1980 à 2000, 6 films seront projetés, dont Dao Ma Tse (Le Voleur de chevaux) de Tian Zhuangzhuang (Chine/Tibet), Al Leil (La Nuit) de Mohammed Malas (Syrie) ou encore Madagascar, de Fernando Perez (Cuba) dont on peut voir actuellement «La Vida es silbar» sur les écrans suisses. (apic/com/pr)




