De curieux détours des chemins de vie (200294)
Fribourg: 19 adultes ont vécu leur dernière étape avant le baptême
Fribourg, 20février(APIC) 19 catéchumènes, âgés de 18 à 51 ans, venant de
Fribourg, Vaud et Genève, ont vécu samedi soir à l’église St-Pierre à Fribourg la dernière étape avant le baptême. Ils sont préparés, depuis au
moins une année, par des responsables de catéchèse cantonaux et par une
équipe d’accompagnement formée de représentants de leur paroisse, d’amis ou
de membres de leur famille.
Lors de la célébration de l’appel décisif, présidée par Mgr Amédée Grab,
d’autre adultes ont été associés à la fête. Déjà baptisés dans une autre
confession chrétienne, ils ont manifesté le désir d’entrer dans l’Eglise
catholique. A eux comme aux catéchumènes, qui seront baptisés dans leurs
paroisses à Pâques, Mgr Grab a demandé d’être présents auprès des plus démunis, des chômeurs et des migrants. «Etre baptisés, c’est s’engager à la
suite du Christ», a-t-il affirmé avant d’inviter tous, en ce début de Carême, à «mourir au péché pour renaître en Jésus Christ».
Avant de se croiser lors de cet «appel décisif», les chemins de vie de
ces catéchumènes ont fait de curieux détours.
Anne et sa mère
Chinoise d’origine, Anne a quitté son Vietnam natal vers l’âge de 4 ans
lors de la chute de Saïgon. Après un crochet en Indonésie, ses parents et
elle arrivent à Avry-sur-Matran près de Fribourg. Sa famille est de religion confucianiste et bouddhiste. A l’école primaire, elle reste en classe
lors des leçons de catéchèse, avec l’accord de ses parents, afin d’être encore mieux intégrée dans son village. Son cheminement de chrétienne débute
avec la découverte de Jésus à l’école. La mort de son père alors qu’elle
était enfant a déclenché en elle un mélange de doute, de révolte et de questions qui l’ont amenée à se positionner par rapport à Dieu. Les rencontres
avec quelques chrétiens l’ont aidée à discerner les signes de Dieu dans sa
vie.
«Pour moi, le baptême est une réponse à Dieu», affirme Anne. Agée de 19
ans, elle fait actuellement partie d’un groupe de jeunes qui se réunit toutes les trois semaines au centre de rencontre «Au Carrefour» pour la prière
et la réflexion. Avec d’autres collégiens, elle anime chaque vendredi matin
un temps de prière au Collège St-Michel. Sa décision de demander le baptême
a incité sa mère à emprunter le même chemin. Celle-ci est la plus âgée des
19 candidats au baptême. A l’âge de 51 ans, elle verra son prénom, To,
transformé en Helena, pour signifier sa conversion.
Au début n’était qu’un intérêt historique
Le terme de conversion peut également s’appliquer à Claude, 19 ans.
Français, naturalisé Suisse, il a acheté une Bible quand il avait 10 ans,
par simple intérêt historique. Cette découverte constitue le début de son
cheminement de chrétien. Encouragé par sa mère, qui n’a pourtant aucun rattachement à une Eglise, il se met à pratiquer la prière. Son admiration
pour Jean Paul II et sa fascination pour la belle liturgie le rapprochent
de l’Eglise catholique. A l’âge de 17 ans, il acquiert la certitude de devenir chrétien. Son baptême fera de lui le seul catholique de toute sa famille. «Mais mes proches ont très bien réagi par rapport à ma décision»,
ajoute-t-il.
D’autres ont demandé le baptême à l’occasion de leur préparation au mariage. Pour certains, la foi chrétienne a toujours fait partie de leur vie,
mais la situation difficile de leur pays a empêché, pour des questions
d’organisation, de recevoir le sacrement du baptême. C’est le cas de certains Zaïrois par exemple. (apic/id/fs)



