Les oeuvres suisses d’entraide grognent contre les PTT. Une histoire de

Fribourg, 23décembre(APIC) et blablabla et balblaba

sous, à l’origine, de gros sous même. De pertes sèches pour les oeuvres,

qui varient annuellement entre 40’000 francs et le million. Une histoire de

profits, donc, pour les PTT, réalisés au détriment du caritatif. Voire sur

le dos de milliers de petits donateurs anonymes qui, année après année, y

vont de leurs deniers pour favoriser les objectifs des oeuvres. A coup de

dix balles souvent. En ignorant peut-être que sur les dix francs versés par

bulletin vert, seuls 8,90 francs parviendront à l’oeuvre, à l’aide visée en

fait… et le reste dans la poche des PTT. Loi fédérale sur «Le service des

postes» et rétribution à la prestation obligent. Les PTT y trouvent leur

compte. Mais pas les millions de miséreux dans le monde modestement soutenus par les dons.

Il faut savoir que les augmentations successives des PTT dues au courrier A et B, puis la suppression des tarifs «imprimés» pour les petits envois, et surtout, surtout, le prélèvement de taxes plus élevées sur les

bulletins, verts en particulier, entraînent des pertes, difficilement évaluables, certes, mais que l’on chiffre volontiers à plusieurs millions.

Le mécontentement est vif et toutes les démarches entreprises pour obtenir un régime de faveur sont pour l’heure demeurées sans effet. «Malgré nos

demandes, les PTT ne font aucun effort pour appliquer des tarifs préférentiels pour les oeuvres d’entraide, les associations et les sociétés locales», écrivent dans leurs bulletins respectifs Caritas-Genève et l’Entraide

protestante suisse (EPER).

Car la «guerre» entre les PTT et les oeuvres ne date pas d’hier. Le 4

décembre 1992, une rencontre avait eu lieu entre la direction des PTT, le

Conseiller fédéral Adolf Ogi, responsable du Département et le Bureau central des oeuvres de bienfaisance, à Zurich, (ZEWO selon le sigle allemand),

notamment chargé d’établir le calendrier annuel des collectes des oeuvres.

Plusieurs conseillers nationaux, dont le Valaisan Vital Darbellay et la

Bernoise Leni Robert, défendaient le point de vue des oeuvres aux côtés du

ZEWO. En vain.

La réunion fut un échec. Adolf Ogi s’étant même montré inflexible et intransigeant face aux revendications des oeuvres d’entraide, déclare aujourd’hui Peter Wyss, directeur du ZEWO. Intransigeance? On ne renonce pas

facilement à la manne que représente une partie des 401,22 millions de

francs perçus en 1992 par les 39 institutions inscrites au calendrier suisse des collectes du ZEWO, ainsi qu’en témoignent les résultats récemment

publiés.

Certes,………..

de francs suffisent sinon à

grande que

23 décembre 1993 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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