La fête à Grangeneuve pour le ’peuple catéchétique’
Fribourg: 25 ans du Centre catéchétique (120694)
Fribourg, 12juin(APIC) Quelque 200 personnes se sont retrouvées samedi à
Grangeneuve pour fêter ensemble les 25 ans du Centre catéchétique fribourgeois. Les pionniers, réunis autour de Mgr Gabriel Bullet, étaient là nombreux. Gratitude envers les anciens, mais surtout regard vers l’avenir,
avec les actifs dans l’un ou l’autre des dix secteurs actuels de la catéchèse. «La catéchèse c’est rendre la foi vivante, explicite et active», a
rappelé Mgr Bullet.
Que de chemin parcouru depuis mai 68, date de la création de la première
commission cantonale de catéchèse, dans la foulée du Concile Vatican II.
D’une catéchèse très scolaire, assurée presque exclusivement par les prêtres, aux 850 catéchistes bénévoles d’aujourd’hui. Un chemin qui a bousculé
les habitudes. Combien n’ont-ils pas dit un jour: «On ne sait plus ce qu’on
doit faire!». Mais combien d’engagements aujourd’hui pour tenter de rendre
présent Jésus-Christ dans une société sécularisée.
Le Centre catéchétique est instrument précieux, un des moteurs qui a
suscité de nombreuses vocations de laïcs, souligne le chanoine Jacques Banderet, vicaire épiscopal. C’est par une saynète, souvent humoristique, que
chaque secteur a présenté son activité. Le catéchumène, c’est le pèlerin
avec son chapeau, sa canne et son sac de montagne qui marche à la rencontre
de Jésus. Pour l’éveil à la foi, les tout-petits sont simplement venus euxmêmes entourer leurs mamans. La catéchèse de l’enfance, c’est le semeur qui
jette le grain en terre… mais qui ne voit pas toujours les fleurs. Le
jardinier qui arrose symbolise la formation qui passe par le savoir, le savoir-être et le savoir-faire. Le descendeur à ski, c’est le confirmand dans
son énergie, son dynamisme, son goût de l’aventure. Quelle image plus explicite que le pont pour exprimer le rôle de la direction, du secrétariat
et de la documentation? Une cruche pour puiser l’eau vive représente fort
bien la formation catéchétique des adultes. Enfin, le centre oecuménique de
pastorale spécialisée avait choisi une pierre pour figurer la personne handicapée, une pierre unique et mystérieuse, belle dans ce que nous ne voyons
pas.
La journée était aussi l’occasion de prendre congé du Père Noël Collaud,
rappelé par sa congrégation en France, après 20 ans au service du diocèse
en particulier dans la catéchèse. Autre adieu, provisoire celui-là, à Gérald Crausaz qui, après avoir assumé la direction du centre catéchétique
durant 14 ans, part pour un an de recyclage au Canada. Un bonjour enfin à
Catherine Menoud appelé à reprendre ’ad interim’ cette direction.
La journée a été cloturé par la messe dont l’Evangile était précisement
la parabole du semeur. Malgré les rochers, les ronces, les épines et les
oiseaux dévastateurs, Dieu ne sème jamais à perte, rappelle l’abbé Banderet. Le grain tombé dans la bonne terre donne du fruit au centuple. Dernier
symbole à la fin de la messe: un lâcher de pigeons pour «aller dire à tous
les peuples le Royaume est parmi vous». (apic/mp)




