Pas de harcèlement sexuel à l’évêché
Fribourg: Affaire de l’officialité diocésaine, la justice pénale suit son cours
Fribourg, 14 juin 2004 (Apic) La procédure pénale contre l’ancien official du tribunal du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg qui a commis des irrégularités, suit son cours, a confirmé lundi 14 juin Nicolas Betticher, attaché de presse de l’évêché de LGF. C’est dans le cadre de cette affaire, qui a éclaté en décembre dernier dans le contexte de la restructuration du tribunal diocésain, que des rumeurs de harcèlement sexuel à l’évêché ont commencé à circuler. Rumeurs fermement démenties ce lundi par Mgr Bernard Genoud, évêque diocésain.
Dans le cadre de la conférence de presse sur les nouvelles fonctions de Mgr Bürcher, déchargé de ses responsabilités au Vicariat épiscopal à Lausanne, Mgr Genoud a tenu à mettre un terme à des accusations et des reproches lancés par une collaboratrice de l’Officialité diocésaine licenciée. Elle avait perdu son emploi parce qu’elle «ne remplissait plus les conditions requises» pour un engagement au sein du tribunal diocésain.
Suite à son licenciement, la personne en question s’était notamment plainte auprès du Bureau de l’égalité hommes-femmes et de la famille. Elle affirmait avoir été heurtée par des courriels offensant les femmes. Mgr Genoud a informé qu’il s’agissait d’envois électroniques de blagues de toutes sortes au personnel de l’évêché, mais qui n’avaient en aucun cas de connotation pornographique. «Un petit nombre de ces mails étaient d’un goût douteux», mais aucune collaboratrice et collaborateur de l’évêché ne s’en étaient jamais plaints. La personne licenciée non plus, qui a lancé ses reproches seulement après son départ.
L’autorité diocésaine a examiné les courriels et a fait stopper ces envois de blagues. «Mais il n’y a pas eu de harcèlement sexuels à l’évêché au sens habituel du mot», a souligné Mgr Genoud. Il a fourni ces informations «afin d’éviter des interprétations infondées qui pourraient porter préjudice aux collaboratrices et collaborateurs de l’évêché». Pour le reste, l’évêque diocésain considère l’affaire comme close. (apic/be)



