Vibrants hommages à Alois Hartmann, qui a quitté la présidence
Fribourg: Assemblée générale de la Coopérative Kipa-Apic
Fribourg, 11 mai 2007 (Apic) Lors de l’assemblée générale de Apic, le 11 mai à Villars-sur-Glâne près de Fribourg, les membres de la Coopérative ont rendu un vibrant hommage à leur président sortant, Alois Hartmann. Celui-ci a exprimé son inquiétude face aux changements qui se profilent dans le paysage médiatique catholique en Suisse.
Pour succéder au Lucernois Alois Hartmann comme membre du comité, les 25 délégués et participants présents à la Maison de formation «Notre-Dame de la Route» ont élu une autre personnalité journalistique, Josef Osterwalder, jeune retraité et ancien journaliste au «St. Galler Tagblatt». Personne n’ayant été trouvé pour reprendre la présidence, Albert Noth, directeur de l’Imprimerie et Librairies St-Paul SA, s’est mis à disposition pour diriger les réunions du comité durant une année, alors que la représentation à l’extérieur sera assurée par Sabine Rüthemann, vice-présidente, et Josef Bossart, responsable de la rédaction alémanique.
L’assemblée 2007 a également été la dernière pour l’administrateur de l’Apic, Hans Rahm, nommé secrétaire général de la Corporation ecclésiastique du canton de Fribourg. L’exercice 2006 qu’il a présenté connaît un léger déficit de 6’857 francs, dû principalement à des contributions TVA à rattraper et à une baisse des dons. Les dépenses, qui se sont élevées à 1,107 million de francs, sont même inférieures au budget et aux comptes de l’année précédente. Les entrées financières se sont montées à 1,1 million de francs, dont 426’000 proviennent des différents abonnements et 669’000 de contributions, quêtes et dons.
Dans son dernier rapport annuel, Alois Hartmann a rappelé que l’agence Kipa-Apic, fondée il y a 90 ans, est actuellement touchée par des projets de restructuration des services médiatiques en Suisse, émanant de deux rapports d’experts mandatés par la Conférence des évêques suisses et la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (RKZ). Ces documents demandent entre autres qu’une meilleure synergie s’installe entre le Katholischer Mediendienst à Zurich et la rédaction alémanique de la Kipa afin d’éviter des activités à double. Quelle forme va prendre cette collaboration? Une fusion est-elle sérieusement envisagée comme certains l’ont laissé entendre? Quelles en seraient les conséquences financières? Et qu’adviendrait-il de la rédaction francophone? Comment serait garantie l’indépendance journalistique de l’Apic-Kipa? En posant ces questions, le président Hartmann est conscient qu’il quitte un bateau Apic en pleine insécurité sur son avenir. Il a plaidé pour l’unité nationale de l’agence et pour une «solution qui garantisse une collaboration rédactionnelle et de gestion d’entreprise qui soit sensée».
L’Apic, une «passerelle nationale»
André Kolly, directeur du Centre catholique de radio et télévision (CCRT) à Lausanne, a enchaîné pour exprimer la préoccupation des médias catholiques de Suisse romande. Il a souligné l’importance de pouvoir disposer d’une agence comme l’Apic. Pour lui, le lien entre les rédactions francophone et alémanique est indispensable afin, notamment, de fournir en Romandie des informations sur la Suisse alémanique. Il a qualifié l’agence Apic de «passerelle nationale».
De nombreux hommage ont été rendus en fin de rencontre au président sortant. «Tu n’étais pas qu’un simple président», a lancé à l’égard d’Alois Hartmann le responsable de la rédaction alémanique, Josef Bossart. Ce dernier a décrit l’ancien rédacteur en chef du «Vaterland» de Lucerne comme le timonier, qui a su éviter que «les vagues de l’Eglise catholique en Suisse ne fassent couler le bateau Apic». Son expérience journalistique a également été précieuse afin de stimuler, d’orienter et de conseiller l’équipe de rédaction. Bernard Bovigny a affirmé au nom de la rédaction francophone qu’Alois Hartmann est un Suisse allemand comme les Romands les aiment. «Il allie dans sa personne la rigueur de travail alémanique et le sens de la convivialité propre aux Romands». Et de souligner que tous les événements, heureux ou malheureux, qui ont marqué la vie des rédacteurs ne sont jamais passés inaperçus et ont fait l’objet d’une carte de voeux ou de sympathie de sa part.
Un vibrant hommage «alphabétique» a également été rendu au nom du comité par Sr Catherine Jérusalem, qui a souligné les nombreux mérites et les qualités du président sortant en prenant pour chaque lettre de l’alphabet un motif de reconnaissance. (apic/bb)




