Jean-Philippe Rapp, Georges Haldas et Jacob Berger
Fribourg: Attribution du 1er Prix catholique de la communication (090594)
récompensés pour la série d’émissions «Pâques à Jérusalem»
Fribourg, 9mai(APIC) Pour la première fois depuis sa création, le Prix
catholique de la communication, fondé par la Commission des médias de la
Conférence des évêques suisses, a été décerné lundi à Fribourg. Les lauréats de ce Prix 1994 sont le journaliste Jean-Philippe Rapp, l’écrivain et
poète Georges Haldas et le réalisateur Jacob Berger, auteurs de la série
d’émissions «Pâques à Jérusalem», diffusée à la TSR les 1er et 3 avril dernier, Vendredi Saint et Jour de Pâques.
Au cours d’une cérémonie à la salle du Sénat de l’Université, toute empreinte de simplicité et d’une certaine émotion, – Jean-Philippe Rapp s’est
dit étonné et reconnaissant de ce choix – un chèque de 5’000 francs a été
remis aux lauréats par André Kolly, président du Jury.
Apporter un «supplément d’âme»
Le directeur du Centre Catholique de Radio et Télévision (CCRT) à Lausanne a souligné que le Jury a été impressionné par la richesse d’engagement d’hommes et de femmes qui désirent apporter un «supplément d’âme» dans
l’opinion publique en mettant en évidence les valeurs spirituelles. Expliquant l’intention de ce Prix, le Père Ambros Eichenberger, membre du Jury,
a également relevé qu’il se voulait un signe de reconnaissance pour ceux
qui ont le courage, aujourd’hui dans les médias publics, de s’engager pour
de telles valeurs, au lieu de céder à la pression des taux d’écoute et à
tentation de l’esprit mercantile.
Jean-Philippe Rapp, avec la chaleur qu’on lui connaît, a dit rêver depuis longtemps d’aller en Terre Sainte dialoguer avec son ami, le poète G.
Haldas, dans des lieux aussi «forts» que le Jardin des Oliviers, Hébron,
Jérusalem ou Bethléem. Une émission qui fut réussie, et fort goûtée d’un
public certainement sensible en période de Pâques au destin de cette région
où se côtoient les lieux sacrés des trois monothéismes. Même émotion chez
Georges Haldas, pour la première fois visitant cette terre déchirée, qui a
développé une intense réflexion sur la Passion, la Résurrection et la place
des femmes dans ces derniers moments parmi les hommes du Christ incarné.
Une idée généreuse
Le Prix catholique de la communication est décerné par l’Eglise catholique pour encourager dans le monde des médias en Suisse un engagement qui,
face à l’opinion publique, «témoigne de la foi, de l’espérance et de la
charité chrétiennes, ou d’une véritable recherche spirituelle». Le Jury a
reçu des propositions portant sur 21 candidatures en provenance de toute la
Suisse. Ses membres ont voué une attention particulière à des oeuvres ou
réalisations n’appartenant pas à la sphère de leurs publications.
Le Jury a tenu à saluer, dans cette série d’émissions de la TSR, une
idée généreuse, dont la réalisation a impliqué des synergies exemplaires et
qui témoigne de l’espérance chrétienne auprès d’un large public. A travers
les auteurs de «Pâques à Jérusalem», le Jury salue et remercie aussi tous
les communicateurs qui placent les valeurs les plus hautes au coeur des
confrontations avec le quotidien et qui, tous à leur manière, «aident les
autres à vivre un peu mieux».
Le Jury souhaite que la série «Pâques à Jérusalem» puisse connaître une
nouvelle vie en étant mise à la disposition du public par un service de
cassettes, que pourrait distribuer l’organisme de diffusion audiovisuelle
oecuménique «Cinédia».
L’évêque du lieu, Mgr Pierre Mamie, qui représentait le cardinal Henri
Schwery, responsable du dicastère des médias au sein de la CES, pris par
d’autres engagements, a remercié les auteurs d’avoir fait participer le public à la grande Semaine Sainte à Jérusalem. «Vous nous avez donné de
l’espérance, recommencez, et que d’autres vous imitent souvent!» (apic/be)




