Pas de suppressions d’emplois, mais importantes restructurations

Fribourg: Budget de la Faculté de théologie raboté de 1,2 million

Fribourg, 30 septembre 2002 (APIC) Manque d’étudiants oblige: la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg rabote son budget 2003 de 14%, soit 1,2 million de francs sur un montant global de quelque 8,5 millions.

Ni la baisse des effectifs et des finances ne provoqueront de suppressions d’emplois, assure son doyen, Adrian Schenker. Selon lui, tout sera entrepris pour maintenir le nombre actuel de postes d’enseignants. Il annonce cependant que d’importantes mesures d’économie sont d’ores et déjà à l’élude.

Pour l’heure la Faculté n’est pas en mesure d’indiquer avec précision la nature de ses restructurations, explique le Père Schenker à l’APIC. Cette baisse de budget s’inscrit dans le cadre global de mesures d’économie concernant toute l’Université. Elle correspond, confirme Adrian Schenker, à la fréquentation du nombre d’étudiants. Le rapport entre le nombre d’étudiants et celui des enseignants est défavorable à la Faculté de Théologie, poursuit le doyen, car, assure-t-il, l’enseignement de cette discipline est particulièrement bien fourni en professeurs.

Adrian Schenker ne tire pas pour autant la sonnette d’alarme. Un constat, toutefois: on ne se bouscule pas au portillon des inscriptions en théologie. Le Père Schenker relativise, selon lui, il ne faut pas tenir compte uniquement des étudiants en première année provenant de Suisse – le chiffre officiel n’est pas encore connu – mais également des ressortissants étrangers qui, généralement, intègrent la Faculté en second ou en troisième cycle.

Il n’en demeure pas moins que le calcul du budget s’est décidé entre le Département de l’instruction publique, la Faculté de théologie et le Sénat de l’Université sur la base de la tendance de la fréquentation estudiantine. Or cette tendance tient compte des années précédentes et du rapport enseignants – étudiants.

Pas uniquement une question d’addition

Au-delà de la question du nombre d’étudiants, la fonction de la Faculté de théologie ne se limite pas à la pure transmission d’un savoir, remarque encore le Père Adrian Schenker. A ses yeux, son rôle est également d’assurer un dialogue entre l’institution ecclésiale et les instances de la société civile, notamment par le maintien d’une théologie confessante ouverte sur la recherche et la pluridisciplinarité. (apic/sh)

1 octobre 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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