Fribourg: Escale fribourgeoise de l’exposition «Vers toutes les nations»

La naissance du Christianisme en textes et en images

Fribourg, 17 mai 2001 (APIC) L’Eglise du Christ-Roi, à Fribourg, accueille pendant 7 jours l’exposition «Vers toutes les nations». Du 18 au 24 mai, 45 panneaux placés autour de l’église retrace en textes et en images la naissance du christianisme. L’exposition, d’un intérêt scientifique et iconographique remarquable, invite à un voyage au temps des origines du christianisme. Cela, pour mieux comprendre son expansion, de Jérusalem au monde entier. Une manière de rafraîchir la mémoire, parfois défectueuse à l’égard de notre histoire.

Pour la première fois, des musées prestigieux comme le British Museum de Londres, l’Israel Antiquities Authority de Jérusalem et les Musées du Vatican, ont réuni des pièces de leurs collections, avec les témoignages historiques les plus précieux, tels que les manuscrits de Qumrãn, la pierre portant l’inscription «Ponce-Pilate» et de nombreux vestiges de la vie quotidienne des premiers siècles. Un comité formé d’une dizaines de scientifiques a collaboré pour mettre sur pied cette rétrospective.

Organisée par le mouvement catholique Communion et libération, l’exposition présente des panneaux, avec des photographies des objets, documents, textes ou autres trésors qui faisaient partie de l’exposition présentée au Meeting de Rimini en 1996. Les 45 panneaux ont voyagé dans une quinzaine de pays, en Europe, mais aussi en Ouganda, au Kenya, au Brésil et aux Etats-Unis.

Divisé en quatre partie, ce parcours didactique commence avec le témoignage d’un chrétien du 2e siècle, qui s’adresse à un païen nommé Diognetus. Il illustre de façon vivante l’expérience chrétienne des origines et son surprenant contenu de nouveauté. Le cheminement amène peu à peu à découvrir comment cette vie et ces gens ont démarré, ont donné l’élan à la communauté chrétienne. De Jérusalem vers toute les nations. Le visiteur découvre ainsi l’impact du christianisme naissant dans la culture et la société de l’époque. Une époque où régnait une unité exceptionnelle entre les chrétiens. Le voyage dans le temps se poursuit, et notamment en Palestine à l’époque de Jésus, avec quelques rappels politiques et géographiques…

Les voyages de Paul

La seconde étape conduit sur les routes de l’annonce de l’Evangile, et montre comment le christianisme va s’étendre aux confins du monde connu de l’époque. Flash enfin sur la biographie de saint Paul, sur ses trois voyages, y compris celui d’Athènes et celui de Rome, dramatique pour lui et l’apôtre Pierre.

Le troisième volet, le plus important avec ses 25 panneaux, décrit le contexte culturel et religieux de l’époque. Le syncrétisme n’y est pas absent, pas davantage que les conflits avec la société romaine. Le visiteur s’arrête également devant les objets liturgiques ou les formules liturgiques de l’époque pour la messe, identiques à celles utilisées aujourd’hui.

Les témoignages se suivent. Le christianisme naissant doit aussi justifier de ses pratiques au IIIe siècle. Tertulien relate certaines accusations: «On dit que nous pratiquons un rite infanticide, que nous en tirons un repas, et que nous faisons des orgies incestueuses après le banquet», écrit-il. A l’époque déjà, les préjugés étaient tenaces, et prétextes à discriminer et à réprimer.

La marche dans l’histoire du christianisme

La marche dans l’histoire du christianisme prend ensuite connaissance de certificats datant de 250 après Jésus-Christ. Des certificats que les fonctionnaires romains faisaient signer par les gens, une fois célébré le sacrifice à l’empereur. Munis de son attestation, le citoyen en règle ne craignait par les contrôles. Mais malheur à celui qui refusait de signer.

Le troisième volet fait aussi découvrir les objets de la vie quotidienne des chrétiens, souvent décorés ou gravés avec le symbole de leur nouvelle foi: cuillères lampes à huile, bijoux ou autres objets usuels. Et jusqu’aux outils d’un médecin, en passant par la pierre tombale d’un tonnelier, sur laquelle apparaissent côte à côte un tonneau et le symbole du Christ.

A propos des grottes de Qumrân

Dernière partie de l’exposition: les écrits chrétiens. «Les juifs ont eu le sens de l’écriture, et ont laissé des traces écrites de leur propre histoire. Les chrétiens ont le même réflexe», explique João Seabra, de l’Université de Lisbonne, présent à Fribourg pour le vernissage de la manifestation. Une photo des grottes de Qumrân – où, en 1947, un bédouin découvre des amphores contenant des papyrus – illustre l’une des problématiques les plus épineuses du christianisme: la datation des textes du Nouveau Testament. Les fragments retrouvés dans les grottes utilisés par la communauté juive des Esseniens pourraient être des restes d’écrits chrétiens. Qui dateraient d’avant 68 ap. JC, moment où les romains anéantirent cette communauté. De quoi contredire quelques spécialistes…

Brésil: La conférence épiscopale revoit ses statuts

Disparition de la Commission de pastorale

Rio de Janeiro, 17 mai 2001 (APIC) La Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) approuvera un nouveau statut, qui donnera plus d’autonomie aux évêques, au cours de sa prochaine assemblée, qui se tiendra à Itaici (Sao Paulo) du 12 au 21 juillet.

La CNBB met en oeuvre cette réforme en application du motu proprio «Apostolos Suos» du 21 mai 1998 sur la nature juridique et théologique des Conférences épiscopales.

Ce document précise que les Conférences épiscopales et leurs commissions «existent pour aider les évêques et non pour se substituer à eux», qu’elles doivent éviter «la bureaucratisation des services et des commissions», et que, dans le rapport de l’évêque au Siège apostolique, elles ne doivent pas être un «filtre» ou une «entrave».

Au Brésil, la réforme entraînera la disparition de la Commission épiscopale de pastorale, «aux compétences non définies et qui a guidé le destin de la CNBB au cours des 30 dernières années», écrit l’agence catholique ACI, à Lima. Cette commission sera remplacée par un comité exécutif restreint, comprenant la présidence et les déléguéés des différentes commissions.

La réforme aura surtout pour effet de réduire le rôle de la CNBB et d’affirmer au contraire le droit de l’évêque d’assumer la responsabilité ultime du travail pastoral dans son diocèse. (apic/cip/aci/pr)

17 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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