Pour une intégration totale de l’handicapé mental dans la société
Fribourg: la Communauté de la Grotte fête son 10e anniversaire (011093)
Fribourg, 1eroctobre(APIC) La Communauté de la Grotte fête ces jours à
Fribourg son dixième anniversaire. Née selon le modèle de l’Arche mis sur
pied par Jean Vannier, elle accueille aujourd’hui dans sa maison de maître
de l’avenue Jean-Gambach – une bâtisse qui appartenait aux religieuses
d’Ingenbohl – six handicapés mentaux et neuf assistants. Communauté de vie
basée sur les valeurs chrétiennes, la Grotte offre un foyer aux handicapés
mentaux, mais aussi et surtout une intégration maximale dans la société.
L’expérience est concluante: pour répondre à la demande, la Grotte cherche maintenant une seconde maison. L’accueil ainsi pratiqué 365 jours par
an est essentiellement axé sur la vie communautaire pour les six handicapés
mentaux dont l’âge varie à partir de 18 ans. Tous ont un emploi dans un
atelier protégé ou dans l’économie libre.
Chaque assistant(e) ou stagiaire veille au bien-être des résidents. Chaque handicapé ayant une personne de référence chargée de le ou la suivre de
près. L’équipe, c’est-à-dire les personnes valides, se réunit régulièrement
pour faire le point, encadrée par un psychologue.
L’idée de la création de la Communauté de la Grotte est née dans une famille fribourgeoise, dont l’un des fils a un handicap mental. Interpellée
par cette situation et désireuse de donner un cadre de vie adéquat à son
fils et à d’autres handicapés, cette famille chercha à créer un foyer, selon le modèle de l’Arche.
Des personnes faisant partie de la Comunauté «Foi et Lumière» s’intéressèrent au projet et, dès 1980, se rencontrèrent régulièrement pour en discuter. Dès 1981, le groupe cherche à louer ou acheter une maison en ville
de Fribourg. En 1982, l’Association «Communauté de la Grotte» est constituée officiellement et une promesse de vente est signée avec la Congrégation des Soeurs d’Ingenbohl pour l’achat de l’immeuble sis à l’avenue JeanGambach, à Fribourg. En août 1983, les premiers membres emménagent dans la
maison. Ils y accueillent les premières personnes handicapées.
Les assistants sont surtout des étudiants de l’Université qui ont accepté de s’engager à côté de leurs études ou de leur travail pour vivre avec
les handicapés. Seuls le directeur, Markus Helfenstein et une enseignante
spécialisée sont engagés à plein-temps. «Nous formons une comunauté chrétienne, entre la famille et l’institution, pour nous occuper des handicapés», explique le directeur. La Grotte ne touche aucune subvention. Chaque
résident devant payer une pension. (apic/pr)




