Partenariat enregistré: la fausse solution d’un problème réel

Fribourg: La Conférence des évêques suisses (CES) face à la votation populaire du 5 juin

Fribourg, 29 avril 2005 (Apic) La Conférence des évêques suisses (CES) à Fribourg estime que le projet de loi sur le partenariat enregistré constitue une «fausse solution d’un problème réel». Si les évêques suisses s’opposent à toute discrimination des homosexuels, ils estiment cependant que le nouveau projet de loi soumis à la votation populaire le 5 juin prochain ne protège pas assez l’institution du mariage.

Dans un communiqué publié le 29 avril, la CES relève que lors de la votation du 5 juin prochain, il sera notamment question du partenariat enregistré de couples homosexuels. Elle a pris position à plusieurs reprises sur ce sujet et de manière claire.

La CES s’oppose à toute discrimination des homosexuels

Lors de la procédure de consultation sur la reconnaissance juridique des couples homosexuels, la CES a souligné que toute discrimination des homosexuels doit être abrogée. En même temps, elle a demandé que toute parité des partenariats homosexuels avec le mariage soit clairement évitée.

Dans des conférences et des communiqués de presse qui ont fait suite aux 263ème et 264ème assemblées ordinaires de mars et juin 2004, la CES a confirmé sa position et a ajouté qu’à ses yeux, le nouveau projet de loi ne protège pas assez l’institution du mariage.

Le nouveau projet de loi ne protège pas assez l’institution du mariage

Les évêques considèrent le projet de loi soumis au peuple comme très problématique du point de vue social. Il privilégie sans motif apparent un groupe de personnes par rapport à un autre, puisque le modèle de partenariat enregistré, tout en ayant quelques dispositions restrictives, reprend de près l’institution du mariage.

Les partenariats homosexuels n’ont pas la même fonction sociale que le couple et la famille, estime la CES. «Couple et famille assurent la survie de l’Etat, puisqu’ils donnent vie à une nouvelle génération et la font grandir. Ils doivent donc être soutenus et privilégiés par la loi. Ce soutien devrait être encore développé en Suisse.» Les évêques déclarent ne pas pouvoir soutenir des situations privilégiées de ressemblance au mariage pour des groupes de personnes qui n’ont pas la même fonction au sein de l’Etat. (apic/com/ces/be)

29 avril 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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