De l’aide à la diaspora au soutien de la famille
Fribourg: La Mission Intérieure répond à de nouveaux besoins
Fribourg, 24 octobre 2002 (APIC) La Mission Intérieure (MI), la plus ancienne oeuvre d’entraide catholique suisse, vise de nouveaux objectifs. A l’aide apportée aux paroisses pauvres s’ajoute désormais le soutien et la promotion de la famille. Une soirée d’information de la MI a eu lieu le 23 octobre au sanctuaire de Notre-Dame de Bourgillon à Fribourg. 25 personnes ont fait le déplacement pour assister à une messe célébrée par Agnell Rickenmann, secrétaire de la Conférence des évêques suisses (CES).
La Mission Intérieure a été fondée en 1863 pour soutenir la diaspora catholique dans les cantons protestants de Suisse. Aujourd’hui, le paysage religieux du pays à bien changé: l’Eglise catholique a désormais un statut officiel dans les cantons protestants et peut ainsi percevoir l’impôt ecclésiastique. Comme le souligne le président de la MI, l’ancien conseiller aux Etats, Hans Danioth, la Mission Intérieure n’est plus une question de géographie cantonale, mais concerne tous ceux qui se sont, ou se sentent, éloignés de l’Eglise catholique.
Certes, comme le déclare à l’APIC Agnell Rickenmann, l’oeuvre d’entraide continue d’apporter un soutien financier à des institutions catholiques, des paroisses pauvres ou des prêtres nécessiteux. La MI a par exemple apporté une contribution à la construction de la nouvelle chapelle des Carmes à Fribourg ou au maintien d’une école primaire catholique dans la paroisse Notre-Dame à Neuchâtel.
Mais, explique le secrétaire de la CES, la Mission Intérieure répond désormais à des besoins nouveaux. La famille, le fondement de la société, rappelle Agnell Rickenmann, doit bénéficier d’une attention prioritaire. Promouvoir son développement comme répondre à ses détresses sont les nouveaux objectifs de son évangélisation, explique le secrétaire de la CES. Ainsi, commente-t-il , il serait tout à fait possible de voir la Mission Intérieure financer, par exemple, un centre d’accueil pour femmes battues ou encore, comme c’est déjà le cas, le Festival catholique des familles, qui a lieu chaque année à St-Maurice.
La solidarité entre catholiques ne s’oppose pas à l’oecuménisme
Bien que l’oeuvre d’entraide soit une institution interne au monde catholique, cela ne signifie nullement qu’elle favorise un quelconque prosélytisme, remarque Agnell Rickenmann. Il rappelle que s’il est légitime d’être attentif aux besoins propres des catholiques, la MI n’est pas le seul organisme de solidarité de l’Eglise catholique. Son soutien aux institutions catholiques pourrait également concerner, le cas échéant, des activités d’ordre oecuménique, conclut le secrétaire de la CES. (apic/sh)



