Fribourg: La revue «Bethléem» publie un dossier sur la santé

Utopie pour des centaines de millions d’êtres humains

Fribourg, 29 mai 2000 (APIC) La revue mensuelle «Bethléem», dans son numéro de juin 2000, publie un dossier intitulé «Santé pour tous?» Le point d’interrogation signifie que des centaines de millions d’êtres humains ne disposent pas encore de soins satisfaisants. Ils devront malheureusement attendre encore longtemps avant de bénéficier de la joie de la santé.

Le plus inattendu est que même le canton de Genève a dû introduire, il y a trois ans, un service de soins gratuits, l’unité mobile de la Polyclinique de médecine, pour éviter que trop de personnes arrivent aux urgences de l’hôpital cantonal dans un état catastrophique.

L’OMS (Organisation mondiale de la Santé) avait lancé il y a une vingtaine d’années le slogan «Santé pour tous en l’an 2000». Si certains avaient cru cela possible, d’autres étaient sceptiques. Les responsables de l’organisation voulaient surtout lancer une utopie, car ils savent que les utopies sont plus mobilisatrices que les réflexions scientifiques. On espère bien que la santé pour tous deviendra réalité dans un avenir proche.

Le manque d’eau potable

Le dossier présente aussi les activités d’une infirmière suisse, Ciliane Haselbach, active depuis plusieurs années dans le massif des Cahos en Haïti. Consciente que de nombreuses maladies du peuple haïtien sont le fait de l’ignorance, l’infirmière passe au moins la moitié de son temps dans des réunions et des rencontres dans lesquelles elle enseigne comment rester en bonne santé. Le premier problème pour la population de la montagne est, en Haïti comme dans tous les autres pays du Sud, le manque d’eau potable.

Plusieurs reportages font une place prépondérante à la médecine naturelle, qui prépare des tisanes et des sirops à partir des racines, de feuilles et de fruits. Partout où les infirmières répandent une pharmacologie de ce type, la population locale se souvient des vertus des plantes utilisées sur place avant l’arrivée des pilules et des seringues.

Le lecteur apprend également que les peuples des pays du Sud ne connaissent pas encore, dans leur majorité, les bienfaits d’une assurance maladie de type européen. Les cotisations pour une telle assurance pourraient être beaucoup plus modestes si l’on faisait une place importante à la médecine naturelle. Des responsables de la santé de nombreux pays travaillent actuellement à la mise sur pied d’une assurance maladie. La réalisation de tels projets est difficile parce que les peuples sont pauvres. Faire comprendre que c’est ensemble que l’on s’en sort, n’est pas évident pour tous. (apic/com/mk)

29 mai 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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