Fribourg: Le Festival international de films de Fribourg aura lieu du 6 au 13 mars 2005
La 19e édition pose son regard aux «quatre coins du globe»
Fribourg, 4 février 2005 (Apic) Le Festival international de films de Fribourg, du 6 au 13 mars, place sa 19ème édition sous le signe du périple, à travers des voyages politiques, temporels, existentiels, spirituels. Un regard posé aux quatre coins du globe, pour mieux appréhender l’évolution du monde d’aujourd’hui, indique un communiqué.
Mosaïque de thèmes, de style, d’époques, de cultures, oeuvres provocantes et lucides ou images non moins puissantes d’une quête intérieure plus silencieuse: voilà ce que propose cette rétrospective imaginée par Marina Mottin.
Les Contes de la lune vague après la pluie Kenji Mizoguchi, film spirituel par excellence, côtoiera les interrogations classiques mais néanmoins virulentes du sacré et du profane de Pasolini ou de de Andrade, sans oublier Buñuel, Tarkovski ou encore Rocha qui ont, eux aussi, défié toute imagerie rassurante.
«Filmer l’invisible» donnera également l’occasion de voir ou revoir des chefs-d’oeuvre au destin controversé, tels «La vache» (Dariush Mehrjui, Iran), «La Cérémonie» (Nagisa Oshima, Japon), «La Montagne sacrée» (Alejandro Jodorowsky, Mexique), «La Nouba des femmes du Mont Chenoua» (Assia Djebar, Algérie).
Parmi les productions récentes évoquant le thème de la spiritualité, indique le communiqué, «Le grand Voyage» (Ismaël Ferroukhi, Maroc), «Le Coeur de Jésus» (Marcos Loayza, Bolivie) ainsi que quelques courts métrages des femmes du monde arabe offriront une réflexion sur la place que la mort tient dans la vie de l’homme. «Les Draps de Norberto» (Hernán Khourian, Argentine) et «Nuit céleste», un film sur la visibilité (Michael Madsen, Danemark) s’interrogent sur la visibilité et la définition du regard dans son sens le plus ample, en tant que procès constitutif du monde.
Avec les cinéastes suisses
Sous les feux de l’actualité depuis plus de cinquante ans, le Proche- Orient a aussi interpellé les cinéastes suisses. En rassemblant ces regards, Alain Bottarelli souhaite montrer comment le cinéma d’un petit «pays en paix depuis plus de 150 ans» peut parler d’une région pas plus grande, mais en but à la guerre et à la violence. Les documentaires de Samir, Nicolas Wadimoff ou Rolf Lyssy, produits après la première Intifada, font écho aux oeuvres militantes des années 70 de Francis Reusser, Jean-Luc Godard et Edna Politi. Retour sur un engagement cinématographique.
Les longs métrages et les documentaires en compétition, ainsi que les noms des membres des Jurys, seront dévoilés ultérieurement. (apic/com/pr)



