Fribourg:»Missio organise un colloque à l’Université de Fribourg, les 22 et 23 octobre.

«La Mission à l’aube du troisième millénaire»

Fribourg, 13 août 1998 (APIC) Il y a 50 ans, l’Université de Fribourg s’est doté d’un Institut de Missiologie. Il y a 175 ans, en 1822, Pauline Jaricot a créé l’Œuvre de la Propagation de la Foi. Pour marquer ces deux anniversaires, l’Institut de Missiologie et de Science des religions (IMR) et Missio-OPM organisent un colloque missiologique à l’Université les 22 et 23 octobre 1998. A l’aube du troisième millénaire, pour que le message de «la Bonne Nouvelle ” soit réellement message de liberté et une force libératrice attendus par le monde, l’Eglise doit repenser sa mission, consciente qu’elle a besoin de «se purifier et se renouveler».

L’Œuvre de la Propagation de la Foi met en pratique le mandat de chaque baptisé: être des témoins. Grâce au rayonnement de l’action de la jeune Lyonnaise Pauline Jaricot, l’Œuvre , la première des quatre qui vont constituer les Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM), a essaimé dans le monde entier. Elle se veut un pont entre les missionnaires envers les communautés chrétiennes naissantes mais aussi envers les Eglises locales de la vieille chrétienté.

MISSIO-OPM, aujourd’hui encore, reste fidèle à ce double objectif: stimuler les Eglises locales à devenir des communautés missionnaires et les inciter au partage des richesses matérielles et spirituelles. Plus que de dispenser un savoir, le colloque missiologique souhaite offrir aux pasteurs, agents pastoraux et à toute personne engagée dans l’action missionnaire, un moment de réflexion qui devra déboucher sur un nouvel élan missionnaire des groupes et des communautés paroissiales.

Aujourd’hui l’Eglise doit repenser sa mission.

Depuis deux mille ans, les chrétiens ont propagé, à travers l’histoire, le message de «la Bonne Nouvelle». Poussés par le mandat du Christ, ils ont changé la face du monde. Toutefois, cet essor ne s’est pas réalisé sans comporter des ombres, car trop souvent expansion coloniale et évangélisation sont allées de pair. Dans le regard qu’elle porte sur son histoire et la manière dont elle a mis en pratique son mandat, l’Eglise est consciente qu’elle doit «se purifier et se renouveler». Elle sait également qu’elle doit continuer d’annoncer l’Evangile.

Mais cette «mission» suscite aussi chez nos contemporains réticence, inquiétude, voire de la peur. Aujourd’hui, l’Eglise doit repenser sa mission face à tous ces défis: défi d’un partenariat entre les Eglises locales dans la communion avec l’Eglise universelle, en tenant compte de la légitime inculturation de l’Evangile dans les diverses cultures. Autre défi à relevé, celui de l’individualisation de la croyance dans la société post-moderne, ainsi que celui de la coexistence, dans une même société, de différentes religions, qui toutes souhaitent se propager. Toutes ces questions seront débattues pendant le colloque missiologique organisé par «Missio».

Orateurs de choix

Le Père Damian Weber, directeur de MISSIO-OPM ouvrira les débats le 22 octobre en présentant le colloque. Mgr Karl Lehmann, évêque de Mayence et président de la Conférence épiscopale d’Allemagne, donnera ensuite une conférence intitulée: «Sur l’origine de la mission dans le secret de la vie de Jésus Christ – Les raisons théologiques du mandat missionnaire de l’Eglise». Président de la Coopération missionnaire de la Conférence épiscopale de France, Mgr Jean Bonfils, évêque de Viviers parlera, le même jour de «La Mission: coopération et échange entre les Eglises locales.» La première journée se terminera par l’exposé sur la «Mission dans la société post-moderne: la nouvelle évangélisation» de Anand Nayak, professeur de missiologie et de science des religions et directeur de l’Institut de missiologie et de Sciences des religions à l’Université de Fribourg.

Après l’Eucharistie, le 23 octobre, Mme Barbara Hallensleben, professeur de théologie dogmatique à l’Université de Fribourg, abordera le thème ” Vous serez mes témoins (Act 1,8) – Témoignage chrétien dans une société sympathisante de la religion». Quant à Mariano Delgado, professeur d’histoire de l’Eglise, son exposé dévoilera «L’identité de la foi dans les cultures – Inculturation et Eglise universelle». Une assemblée plénière et une table-ronde clôtureront le colloque. Ce qui permettra un dernier temps d’échange avec les orateurs.(apic/com/smm)

20 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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