Un Tessinois, Dom Mauro Lepori, succède à Dom Bernard Kaul
Fribourg: Nouvel Abbé à Hauterive (160594)
Hauterive, 16mai(APIC) Le Père cistercien Mauro Lepori a été élu lundi
nouvel Abbé de l’Abbaye d’Hauterive, près de Fribourg, en remplacement de
l’Abbé Bernard Kaul. Ce dernier, âgé de 75 ans, a présenté sa démission à
sa communauté. Le nouvel Abbé, originaire de Canobbio au Tessin, est âgé de
35 ans seulement. Il a suivi ses études théologiques à l’Université de Fribourg.
Il y a 9 ans très exactement, le 16 mai 1985, il a reçu l’habit cistercien. Une année plus tard il faisait sa profession religieuse. Licencié en
philosophie et théologie, il a été ordonné prêtre le 10 juin 1990. Avant
son élection à la tête de l’Abbaye d’Hauterive, Dom Mauro Lepori occupait
les charges de sous-prieur, de maître des novices et de Père-hôtelier.
Dom Bernard Kaul est né le 6 mai 1919 à Baden (Argovie). Après avoir
suivi ses classes primaires et secondaires dans sa ville natale, il a fréquenté ensuite le gymnase au collège d’Einsiedeln où il passa sa maturité
en 1939.
Entré comme premier novice au monastère d’Hauterive lors de sa réouverture en août 1939, il y fut élu prieur en 1950 et consacré Abbé 9 ans plus
tard. L’Abbé Bernard Kaul a souvent donné le sacrement de confirmation dans
les diocèses de Lausanne, Genève et Fribourg ainsi que dans celui de Bâle.
Un peu d’histoire…
L’Abbaye d’Hauterive compte actuellement 25 moines. Lors de la fondation
du monastère, le 25 février 1138, ils étaient 20 moines pour inaugurer la
vie cistercienne sur les bords de la Sarine. On peut compter six moments
importants dans l’histoire de l’Abbaye cistercienne d’Hauterive: la fondation qui s’est faite à une période d’apogée de la chrétienté et sur des bases matérielles solides dues à la stabilité du modèle cistercien; l’époque
gothique, période de prospérité matérielle et spirituelle en Occident, une
période qui voit en même temps l’amélioration du niveau culturel des religieux et l’achèvement de la construction d’Hauterive par l’érection de bâtiments utilitaires; aux XVème et XVIème siècles, on note, comme dans toute
la vie monacale de l’époque, une grave crise de l’observance de la règle.
Un nouveau type de rapport s’instaure entre l’Eglise et l’Etat; du XVIème
au XVIIIème siècles, un temps de résistance, pour le monastère, aux revendications territoriales toujours plus grandes de la part de l’Etat; aux XIXème et XXe siècles une période de décalage entre les deux pouvoirs que
sont l’Eglise et l’Etat marquée par une critique de la vie conventuelle
dans le sillage du siècle des Lumières: c’est l’époque où l’Ecole Normale
s’installe à Hauterive pour quelques années et où l’aspect religieux et patriotique de l’enseignement se trouve renforcé; expulsés en 1848 par le
gouvernement radical, les moines ne purent réintégrer l’Abbaye qu’en 1939.
(apic/com/ba)



