Fribourg: Pour la CES, le sondage de la Fondation Herbert Haag tombe au mauvais moment Priorité à la Rencontre des jeunes avec le pape
Fribourg, 21 mai 2004 (Apic) Le sondage commandé par la Fondation Herbert Haag à l’occasion de la venue du pape en Suisse tombe au mauvais moment, estime l’abbé Agnell Rickenmann, secrétaire général de la Conférence des évêques suisses (CES).
A. Rickenmann se dit prêt à discuter des thèmes abordés par le sondage – célibat obligatoire des prêtres, accès des femmes au sacerdoce, etc. -, mais pas au moment où l’on se prépare à la 1ère Rencontre nationale des jeunes catholiques avec le pape Jean Paul II, les 5 et 6 juin prochain à Berne.
La CES ne va pas prendre position à l’heure actuelle sur le sondage réalisé par l’Institut gfs-Zurich, qui montre une forte volonté du peuple suisse en faveur de profondes réformes dans l’Eglise catholique. L’abbé Rickenmann a déclaré vendredi 21 mai à l’Apic qu’il serait trop dommage pour la Rencontre des jeunes de s’occuper de thèmes qui sont lancés maintenant dans le public par certains milieux pour faire leur propre publicité. Le secrétaire général de la CES est volontiers prêt à discuter de tous ces thèmes, mais à un autre moment.
Vice-président de la Fondation Herbert Haag en faveur de la liberté dans l’Eglise, le journaliste de télévision zurichois Erwin Koller s’est dit surpris par les résultats du sondage, dont les résultats sont très nets. La grande majorité des Suisses se prononce, selon un sondage représentatif de l’Institut gfs-Zurich, pour de profondes réformes dans l’Eglise catholique. Elle attend du prochain pape qu’il entreprenne des «changements de direction marquants» et conduise l’Eglise avec un tout autre profil. Selon ce sondage, neuf Suisses sur dix veulent l’abrogation du célibat obligatoire des prêtres, partager l’Eucharistie respectivement la Sainte Cène avec d’autres chrétiens, renforcer l’oecuménisme ou donner des droits égaux aux femmes. (apic/job/be)



