Fribourg: première pour l’Ecole de la Parole (180394)
«Ecoute et regarde»
Fribourg, 18mars(APIC) «Ecoute et regarde», la recette est très simple.
Les quelques 250 participants à la première «Ecole de la Parole» jeudi soir
à Fribourg ont largement pu s’en rendre compte. L’Ecole de la Parole, créée
à Milan en 1980 par le cardinal Martini se veut une démarche simple et
forte pour rencontrer le Christ vivant dans les Ecritures, explique le pasteur Michel Lederrey, animateur de la soirée.
L’église du Collège St-Michel avait pratiquement fait le plein pour cette première expérience fribourgeoise. A l’entrée du choeur, une icône du
Christ, un grand cierge et une bible. L’Ecole de la Parole prône la sobriété et le silence. Au même moment, cinq autres lieux de Suisse romande
vivent cette même démarche qui se veut résolument oecuménique. Le climat de
départ est encore un peu froid, à l’instar de celui qui règne dans la vaste
nef non chauffée.
Une flûte, une guitare, un petit coeur entrainent la foule. «Ta parole
est murmure comme un secret d’amour, (…) Ta parole est naissance comme on
sort de prison».
La soirée s’articule autour du récit de la rencontre de Jésus et du jeune homme riche dans l’Evangile de Marc. «Ecoute et regarde» l’animateur invite à visualiser la scène. Le jeune homme qui arrive en courant et se jette aux pieds de Jésus, les disciples étonnés qui regardent la scène. Peu à
peu on va s’asseoir à côté de l’un deux, on devient l’un deux. Les paroles
du Christ sont dures, exigeantes. Il dit la loi, mais il vit l’amour. Surgissent alors toute une série d’interrogations: le bon et le mauvais, la
loi et le don, le possible et l’impossible.
Le quart d’heure de silence qui suit suffit à peine à intérioriser le
texte et à approfondir quelques pistes. Cette lecture personnelle débouche
naturellement sur le partage de ses découvertes. La discussion s’engage immédiatement avec ses voisins. Au bout de plusieurs minutes, l’animateur a
de la peine à faire cesser le brouhaha qui a envahi la nef, le courant a
passé. Reste le temps de la pière et de la bénédiction finale. Chacun est
invité à renter chez lui avec un mot une phrase qui l’invitera à l’action
qui rendra la Parole vivante.
L’abbé Hervé Mas, aumônier du Collège St-Michel, un des organisateur de
la soirée, est satisfait de cette première, même si les jeunes ne sont pas
encore venus en foule. (la concurrence de Gottéron était décidemment très
forte). Le prochain rendez-vous est fixé à l’automne, il entamera un cycle
de sept rencontres qui s’échelonneront jusqu’en 1995. (apic/mp)



