Près de 2’000 personnes rassemblées à l’Université

Fribourg: Succès de la 14e édition de la rencontre romande Prier Témoigner

Fribourg, 9 novembre 2003 (Apic) Malgré l’absence des grandes vedettes des éditions passées – Soeur Emmanuelle, Père Daniel-Ange, Guy Gilbert, Jean Vanier. – le succès était au rendez-vous de la 14e rencontre romande Prier Témoigner à Fribourg. Lancé pour la première fois en 1990, à l’initiative de l’Apostolat de la Prière, Prier Témoigner est un des plus grands rassemblements catholiques de suisse romande.

Samedi et dimanche 8 et 9 novembre, pas loin de 2’000 personnes venues de toute la Suisse romande, dont une présence massive de jeunes, se sont retrouvées à Fribourg sur le thème «Ton chemin: une aventure avec Dieu». Dans les locaux de l’Université à Miséricorde, les participants n’avaient que l’embarras du choix face à une riche palette d’activités: témoignages de foi montrant les multiples chemins vers la sainteté, ateliers de réflexion et d’échange, programmes jeunes et enfants. Prêtres, religieuses, diacres, laïcs engagés dans l’Eglise, jeunes, couples chrétiens, ont présenté tour à tour leur réponse à l’appel de Dieu à vivre une aventure passionnante.

Avec son témoignage sur Mère Teresa dans le mouroir de Calcutta, Nicolas Buttet, fondateur de la communauté «Eucharistein», a su d’embler captiver son auditoire. Il a souligné que l’histoire de la sainteté commence par un regard: «Le regard d’amour, le regard de Dieu posé sur nous».  Et le Valaisan d’insister: «La sainteté, ce n’est pas quelque chose d’extraordinaire, le saint ce n’est pas celui qui a sa tête dans un vitrail, c’est un vitrail, qui laisse l’amour de Dieu filtré à travers lui.»

Intervenant à son tour, le zurichois Hans-Peter Röthlin, président de l’oeuvre d’entraide catholique «Aide à l’Eglise en Détresse» (AED), s’est adressé particulièrement a ceux qui ont des difficultés avec leur foi en Dieu. Membre des Focolari, il a expliqué le bonheur qu’il a eu à se mettre au service des jeunes de son quartier. «Le commencement de ma vie avec Dieu s’est produit lorsque j’ai décidé de donner ma vie pour aider les plus pauvres», a-t-il lancé. Entre deux intervenants, Jean Bernard Calixte et ses musiciens, déjà présents à l’édition de l’année dernière, animent les jeunes par des intermèdes musicaux.

Comme un air de Paléofestival et de JMJ

Samedi, en soirée, l’aula magna archicomble avait pris des allures mélangées de Paléofestival et de JMJ, les journées mondiales de la jeunesse. Chauffés par le groupe de la Vallée de Joux «Tongue of Angels», les jeunes ondoyaient, briquet à la main, sur des rythmes de pop polyphonique et des paroles spirituelles de Mère Teresa ou de saint François d’Assise. Sous la baguette d’Yves Planchamp, un ancien Garde suisse aujourd’hui enseignant, les 120 jeunes Combiers vêtus de blanc ont littéralement transporté de joie la foule, qui s’est rendue ensuite en procession aux flambeaux à l’église Sainte-Thérèse.

Dans la nuit, des centaines de fidèles ont suivi Mgr Michael Fitzgerald, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux à Rome, qui portait l’ostensoir contenant le Saint-Sacrement. Nombreux sont ceux qui ont participé jusqu’à l’aube à la nuit d’adoration et qui se sont approchés du sacrement du pardon dispensé par les prêtres présents au fond de l’église.

La seconde journée de cette 14e édition de «Prier témoigner» dimanche, a débuté sous le signe de la musique, avec le concert de Jean- Bernard Calixte, un habitué de ce rendez-vous fribourgeois de novembre. Une aula comble, un public jeune pour beaucoup et réceptif dans tous les cas: il n’en fallait pas davantage pour poursuivre sur la voie commencée samedi. Avec ce concert matinal, les organisateurs ont mis dans le mille. Surtout, il ont eu la main heureuse en invitant les deux orateurs des ateliers de la matinée: le «Père blanc» Michael Fitzgerald, Missionnaire d’Afrique, et Hans-Peter Röthlin, président de l’AED.

Un prêtre qui enseigne l’islam à l’Université de Kampala

Avec beaucoup d’humour, les deux orateurs ont su tour à tour captiver un public conquis par la richesse du témoignage. Mgr Michael Fitzgerald, Irlandais d’origine, a narré sa trajectoire, depuis la naissance de sa vocation comme missionnaire, jusqu’à sa nomination à la présidence du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux. Proche des jeunes qui l’apprécient beaucoup, notamment lors de la JMJ de Toronto, il a évoqué les années passées en Afrique, au Soudan ou en Ouganda. Dans ce pays, fait peu banal pour un catholique, il enseigna durant des années l’islam à l’Université de Kampala, grâce à sa bonne connaissance de la langue arabe et du monde musulman.

Hans-Peter Röthlin a conté ses 25 ans d’expérience en qualité de professeur de religion en relatant son approche des élèves de 13 à 16 ans dont il avait la charge. Des élèves qu’étaient du reste redevenus dimanche les auditeurs présents dans l’auditoire de l’Université. Chacun et chacune regrettant ne pas avoir eu comme prof de religion l’homme qui se trouvait en face d’eux. Deux témoignages, deux narrations d’expériences, qui ont permis au public de découvrir deux hommes de terrain aux dénominateurs communs: connaissances et capacité d’écoute, respect des autres. Le premier dans ses rapports avec les gens d’autres confessions et religions, le second avec les milliers de jeunes qu’il a vu défiler tout au long de sa carrière de professeur de religion. Cette 14e édition de Prier Témoigner s’est achevée dans l’après-midi avec une eucharistie présidée par Mgr Fitzgerald à l’aula de l’Université. JB

Encadré

L’enthousiasme des bénévoles

Un événement comme Prier Témoigner, dont le budget de quelque 60’000 francs est couvert par les finances d’inscription et des dons, ne pourrait avoir lieu sans l’enthousiasme des bénévoles, dont certaines paient même leur entrée, souligne André Menoud, responsable des finances. Près d’une centaine de volontaires venant de divers mouvements – Focolari, Service Hospitalier de l’Ordre de Malte en Suisse ( SHOMS), Verbe de Vie, communauté Eucharistein, Ecole de la Foi, etc. – épaulent l’équipe présidée par l’abbé Alain de Raemy, l’avocat Claude Schenker et Marie-Louise Zurkinden, des Focolari. Cette dernière s’enthousiasme de la collaboration qui naît ainsi, à l’occasion de Prier Témoigner, entre mouvements et sensibilités catholiques très diverses. JB

Les illustrations de cet article sont à commander à l’agence CIRIC, Bd de Pérolles 36 – 1700 Fribourg. Tél. 026 426 48 38 Fax. 026 426 48 36 Courriel: ciric@cath.ch (apic/pr/vb/be)

9 novembre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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