Un cas exceptionnel

Fribourg: Un bout du fémur de saint Nicolas s’en ira en Biélorussie

Fribourg, 9 février 2006 (Apic) Partager les reliques de saint Nicolas avec l’Eglise orthodoxe de Biélorussie? L’idée est en passe de devenir réalité. Mgr Bernard Genoud, évêque de Genève, Lausanne et Fribourg, ainsi que Claude Ducarroz, chanoine de la cathédrale, viennent de donner leur accord.

Un prélèvement sera ainsi effectué sur le bout de fémur présumé du célèbre saint, contenu dans un reliquaire propriété du Chapitre de Saint- Nicolas. Ils accèdent ainsi à une requête adressée par le métropolite Kirill de Minsk en personne déposée à la fin janvier. «Ce prélat orthodoxe est déjà venu une fois à Fribourg et a vénéré ces reliques», explique Claude Ducarroz.

La demande a été faite en bonne et due forme dans une lettre. «Saint Nicolas est l’objet d’une profonde dévotion dans les régions orthodoxes héritières de l’Eglise de l’ère byzantine. A ma connaissance, il s’agit d’une première en matière de transfert de reliques, ajoute le chanoine».

A l’origine de ce transfert de reliques pour le moins unique dans I’histoire des Eglises orthodoxe et catholique, des contacts entre Barbara Hallensleben, doyenne de la Faculté de théologie de I’Université de Fribourg et le métropolite Kirill. C’est dans le cadre des relations tissées entre la Faculté de théologie de Fribourg et l’Institut de théologie orthodoxe de Minsk que le métropolite a découvert Fribourg à l’occasion d’un voyage effectué en 2005.

Transferts fréquents

Nicolas Betticher, porte-parole de l’évêché de Genève, Lausanne et Fribourg, abonde: la requête du métropolite de I’Eglise orthodoxe est assez exceptionnelle. «Mais des transferts de reliques ont lieu assez souvent avec des paroisses catholiques en Allemagne. Elles demandent des re0liques de saint Pierre Canisius déposées à Fribourg. De petits bouts de quelques centimètres carrés ont en général prélevés».

Qu’y a-t-il dans le reliquaire propriété du Chapitre de Saint-Nicolas? Un bout de fémur expertisé lors d’un transfert pour une exposition à Athènes. Les autorités religieuses de l’époque pensaient qu’il ne fallait pas y laisser le bout d’os. Elles en ont profité pour I’ouvrir et I’analyser. L’expertise a révélé qu’il provenait d’un homme mesurant 1,70m, donc assez grand pour l’époque où il vivait. (apic/com/pr)

9 février 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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