Pour le triomphe d’un Etat de droit au Gabon
Gabon: Les évêques proposent l’amendement positif du code pénal
Libreville, 13 novembre 2001(APIC) Les évêques de l’Eglise catholique du Gabon demandent que le projet d’ordonnance qui modifie et complète certaines dispositions du code pénal présenté par le gouvernement soit amendé positivement. Ces amendements concernent notamment les arrestations, les séquestrations arbitraires et l’exploitation des personnes.
Cette nouvelle disposition prévoit de punir par la «la peine de mort, si l’arrestation, la détention ou la séquestration a concerné une personne investie de l’autorité publique ou si les victimes ont été soumises à des tortures corporelles».
Le projet de modification du code pénal du Gabon continue de susciter des commentaires dans tout le pays depuis plusieurs semaines. Il a été présenté à la mi-août 2001 par le ministre gabonais de la Justice, garde des Sceaux, chargé des droits de l’homme lors d’une réunion des ministres.
Pour un Etat de droit
Les évêques de l’Eglise catholique du Gabon demandent notamment dans leur déclaration que, pour le triomphe de la justice au Gabon d’un Etat de droit, le projet soit amendé positivement. La déclaration des évêques catholiques du Gabon a été signée par Mgr Basile Mve Engome, archevêque de Libreville et président de l’épiscopat gabonais, et trois autres évêques.
Pour les responsables de l’Eglise catholique au Gabon, les possibilités dont l’Etat dispose pour réprimer efficacement le crime en rendant incapable de nuire celui qui l’a commis, sans lui enlever définitivement la possibilité de se repentir sont énormes. Ils souhaitent que l’Etat investisse autant de moyens pour lutter avec efficacité et dignité contre la criminalité que dans la lutte contre le chômage et dans l’ouverture des centres de rééducation. Les évêques terminent leur prise de position en se demandant si, de facto, cette loi protège réellement la vie d’une personne investie de l’autorité publique arrêtée, détenue ou séquestrée. (apic/dia/mk)



