Gaza: Intention de retrait israélien d’une partie des territoires palestiniens
«Un acte historique», estime le custode de Terre Sainte
Rome, 28 octobre 2004 (Apic) Le custode de Terre Sainte, Pierluigi Pizzaballa, considère le vote de la Knesset (parlement israélien, ndlr) entérinant l’intention de retrait israélien de la bande de Gaza comme «un moment historique».
Interrogé sur les ondes de Radio Vatican, le franciscain a estimé que «ce vote une nouvelle situation en Terre Sainte et ouvre une nouvelle perspective dans les relations entre Israéliens et Palestiniens».
Cependant, tempère-t-il, «il faut encore voir comment tout cela sera concrétisé, quelles seront les étapes, et s’il y aura une coordination avec les réalités palestiniennes».
Interrogé sur le fait que c’est un gouvernement de droite qui a pris cette décision, le Père Pizzaballa ne s’en est pas montré étonné. «Si l’on regarde l’histoire récente de ce pays, nous pouvons voir que beaucoup de choix difficiles ont été pris par des gouvernements de droite. De droite ou de gauche, je crois que c’était un pas nécessaire».
Encore du chemin
Répondant pour sa part aux questions de l’Apic dans la soirée du 27 octobre, le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a de son côté commenté qu’il «reste encore beaucoup de chemin à parcourir». «Nous avons toujours soutenu la ’feuille de route’», a déclaré le cardinal italien, faisant allusion au projet commun des Etats-Unis, de l’Union européenne, de l’ONU et de la Russie en vue de résoudre le conflit israélo- palestinien. Le cardinal Sodano a également regretté les «injustices» et le «drame que vit la Terre Sainte actuellement».
Pour la première fois depuis la guerre israélo-arabe de 1967, le Parlement israélien s’est prononcé le 26 octobre pour un retrait de la bande de Gaza, occupés par ses troupes et pour l’évacuation de plusieurs milliers de colons israéliens. Le Premier ministre Ariel Sharon a fait adopter à la Knesset son plan de retrait par 67 voix contre 45 et sept abstentions. Cette décision se trouve pourtant toujours confrontée à de fortes oppositions. (apic/imedia/hy/pr)




