Religieux et religieuse se mobilisent pour la remise de la dette
Gênes: Jeune et prière pour le sommet du G8
Gênes, 20 juin 2001 (APIC) Les religieux et les religieuses se mobiliseront à leur manière pour le Sommet du G8 qui se tiendra à Gênes ces 20 et 21 juillet. G8. Par un jeûne, certes, mais également pour réclamer l’effacement de la dette des pays pauvres. Les monastères de clôture y participeront eux aussi.
Le jeûne est destiné à réveiller la conscience d’un style de vie sobre que l’Occident riche devrait adopter en signe de contribution à l’allégement de la condition économique du tiers monde, et il constitue en soi-même un signe de respect et d’amour pour l’environnement, explique le Père Giovanni La Manna, jésuite, cheville ouvrière de l’organisation de la présence de la vie consacrée au sommet des grands de ce monde.
Le Père La Manna confirme l’engagement des 250 congrégations missionnaires (hommes et femmes) qui ont à coeur la solution de la dette extérieure des pays pauvres où ils exercent leur activité pastorale, mais aussi celui des instituts et des congrégations masculins et féminins du monde entier, dans le cadre de l’Union des Supérieurs Généraux et des Supérieurs Générales (USG et UISG).
Sur la longue liste des promoteurs de la prière et du jeûne figure la Commission conjointe Justice et Paix des Unions des Supérieurs et des Supérieures généraux.
Tandis qu’à Gênes la prière alternera avec des moments de rencontre interreligieuse (parmi les participants, il y aura des moines bouddhistes), des initiatives analogues auront lieu dans de très nombreux diocèses de l’Italie et du monde. Beaucoup de monastères de clôture masculins et féminins prieront en commun et seront spirituellement présents à la rencontre du G8.
Les religieux et religieuses participeront le 21 juillet à une manifestation pacifique du «Genoa Social Forum», qui regroupe de très nombreux mouvements, associations, organismes sociaux et individus engagés pour la paix.
Action des juristes catholiques
Parallèlement, des juristes catholiques italiens entendent porter le thème de la remise de la dette internationale devant les membres du G8. Ils avancent des propositions en particulier de réforme des organismes internationaux pour ne pas continuer à reproduire des «schémas coloniaux».
Les juristes suggèrent de ne pas considérer seulement les 30 % de la dette, comme il a été fait jusqu’ici, à la suite de la négociation qui a suivi la crise en 1983-1984. Ils suggèrent aussi de ne pas considérer l’annulation de la dette des seuls pays dont la dette dépasse 150% des exportations, mais de prendre en considération le besoin de garantir la survie et la dignité des populations. (apic/cip/vd/zn/pr)



