Une avancée concernant les responsabilités des entreprises

Genève: 60ème session de la Commission des droits de l’homme

Genève, 22 avril 2004 (Apic) Les gouvernements réunis à Genève pour la 60ème session de la Commission des droits de l’homme aux Nations unies ont demandé au Haut Commissariat aux droits de l’homme de rédiger un rapport sur la responsabilité des entreprises en matière de droits humains.

Pour la première fois les gouvernements réunis à Genève pour la 60ème session de la Commission des droits de l’homme aux Nations unies, qui se tient du 15 mars au 23 avril 2004, ont confirmé la priorité accordée par la Commission aux responsabilités des entreprises en matière de droits humains. Ils ont demandé au Haut-Commissariat aux droits de l’homme de rédiger un rapport à ce sujet. C’est ce que déclare dans un communiqué Amnesty International.

La décision a été adoptée le mardi 20 avril par le gouvernement britannique, agissant au nom de l’Afrique du Sud, de l’Australie, de la Belgique, de l’Ethiopie, du Ghana, de la Hongrie, de l’Irlande, du Japon, du Mexique, de la Norvège, de la République tchèque et de la Suède. Elle demande spécifiquement au Haut-Commissariat aux droits de l’homme de rédiger un rapport établissant le cadre et le statut légal de toutes les initiatives et normes existantes en matière de responsabilités des entreprises dans le domaine des droits humains. Ceci en se référant en particulier aux normes des Nations unies pour les entreprises, adoptées le 13 août 2003 par la sous-commission des Nations unies pour la promotion et la protection des droits de l’homme.

Amnesty International déclare à ce sujet. «C’est la première fois que la Commission des Nations unies met à l’ordre du jour les responsabilités des entreprises. Nous pensons que le futur rapport constituera une avancée pour les travailleurs et les communautés au sein desquelles ces entreprises opèrent, en leur assurant une meilleure protection. Nous espérons, a poursuvi Amnesty, qu’il aidera les entreprises à faire en sorte que leurs activités, notamment en matière de sécurité ainsi qu’à travers les activités de leurs sous-traitants, ne conduisent pas à des atteintes aux droits humains. ” Amnesty International a l’intention d’apporter sa contribution et demande un processus de consultation ouvert, participatif et transparent.

L’ONG note que les normes de la sous-commission des Droits de l’homme aux Nations unies sont actuellement «à l’essai ” au sein d’entreprises importantes et espère que le Haut-Commissariat se fera l’écho de l’expérience de ces entreprises dans son rapport. (apic/com/vb)

22 avril 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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