Celui du manifeste contre la suprématie des pays musulmans

Genève : 7e session du Conseil des droits de l’homme dans un contexte tendu

Genève, 3 mars 2008 (Apic) La 7e session du Conseil des droits de l’homme s’est ouverte à Genève du 3 – 28 mars 2008 dans un contexte rendu électrique par le manifeste de la LICRA et de nombreux signataires têtes pensantes de l’Hexagone, et de la préparation de la Conférence de Durban 2 sur le racisme.

Au premier jour du Conseil des Droits de l’Homme (CDH) à Genève, l’ambiance est tendue et les négociations préparatoires à la conférence de suivi de Durban seront houleuses. En cause,l’inclusion de la diffamation des religions comme nouvelle forme de racisme.

Minoritaires au sein du Conseil des droits de l’homme (CDH), les pays occidentaux s’y opposent, alors que les pays africains et islamiques la demandent. Résultat: le Canada s’est retiré, tout comme Israël. Et la France menace de le faire.

Avec une la publication dans la presse française d’une tribune signée de dizaines de personnalités comme Elisabeth Badinter, Elie Wiesel, Georges Charpak, Alain Finkielkraut ou Claude Lanzmann, le Conseil des droits de l’homme (CDH) est sur la sellette. Par sa structure et sa composition, le CDH mettrait la libre expression en danger.

Datée du 27 février le long texte de ces intellectuels tire la sonnette d’alarme. Et rappelle qu’ »alarmée par les graves dysfonctionnements mis en lumière au sein de sa Commission des droits de l’homme, l’ONU inaugurait en juin 2006 un tout nouveau Conseil des droits de l’homme (CDH) »

Aujourd’hui, le constat est plus qu’amer écrivent-ils. Préoccupation directe, le Forum de Durban 2 contre le racisme, qui se tiendra en 2009. « Avec une nouvelle et très particulière Déclaration des droits de l’homme, la mise à mort de l’universalité des droits » est programmée, disent les signataires.

« Une machine idéologique à l’encontre de ses principes fondateurs »

Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s’y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s’y négocient, la liberté d’expression est anéantie . Est légitimée l’oppression des femmes et sont stigmatisées les démocraties occidentales.

« Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l’encontre de ses principes fondateurs ». L’analyse se poursuit : « Une alliance composée de la Conférence des organisations islamiques (OCI), du Mouvement des non-alignés et de la Chine – avec la complaisance cynique de la Russie – oeuvre ainsi à la mise en place d’une véritable révolution prétendument «multiculturelle» ». Ainsi, continue le texte, « le rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme, Doudou Diène, déclare d’ores et déjà qu’énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste et que la loi française contre le port des signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman, renommé «islamophobie occidentale» ».

En septembre 2007, rappellent les signataires, la Haut-commissaire aux droits de l’homme, Louise Arbour, participait à une conférence à Téhéran consacrée aux «droits de l’homme et (à) la diversité culturelle». Portant le voile, comme la loi de la République islamique l’exige, la Haut-commissaire a été le témoin passif de l’énoncé des principes à venir, ainsi résumés : «offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste» Bien pire, dès le lendemain de cette visite, vingt et un Iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C’est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d’Israël, pays membre de l’ONU, créé par cette dernière.

La critique des religions

De manière plus générale, les signataires craignent la teneur des textes qui seront adoptés lors du forum Durban 2: «Si le blasphème devait être assimilé à du racisme, si le droit à la critique de la religion devait être mis hors la loi, ce serait une régression aux conséquences désastreuses.»

Pour remplacer la Commission des droits de l’homme de l’ONU, créée en 1946, en mars 2004, la ministre suisse des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey lance l’idée du Conseil des droits de l’homme.

En septembre 2005, le sommet de l’ONU consacré aux objectifs du millénaire adopte le principe d’un Conseil des droits de l’homme. La première session a eu lieu en juin 2006. Le Conseil des droits de l’homme siège à Genève et dépend directement de l’Assemblée générale de l’ONU. Il est constitué de 47 Etats membres élus à la majorité absolue des 191 membres de l’Assemblée générale. (apic/ag/licra/vb)

3 mars 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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