d’identité profonde mettent sérieusement en question l’existence de la Con-
Genève, 7octobre(APIC) La détresse financière brûlant et une crise
férence des Eglises européennes (KEK). Ce point de vue a exprimé Annette
Birschel du Service de presse évangélique allemand à Genève dans l’hebdomadaire zurichois «Reformiertes Forum» (RF). Robin Gurney, attaché d’infornation de la KEK, ne juge pas la situation aussi drastique. Un article de
point de vue de la KEK devrait paraître dans un des prochains numéros de
l’hebdomadaire.
«Si la Conférence des Eglises européennes était une entreprise à but lucratif, elle devrait annoncer sa faillide», écrit Annette Birschel dans
l’article entitulé «Devant le désastre». En mai dernier déjà, le président
de la KEK, John Arnold, a mis en garde contre l’effondrement financier. «Le
déficit de l’organisation faitière dépasse 300’000 francs – le budget compte plus de 2 millions francs. Si les Eglises membres de l’Allemagne et de
la Suisse n’aident pas, l’organisation genevoise risque de tomber plus profondement dans les chiffres rouges,» affirme Annette Bircher.
La collaboratrice du Service de presse évangélique allemand continue: «A
la crise financière s’ajoute une crise d’identité.» La KEK, produit de la
guerre froide, n’a pas encore trouvé sa place dans la nouvelle situation
politique. Faux silence, prises de position unilatérales et la défence
aveugle de l’Eglise membre orthodoxe serbe ont contribué à la perte de crédibilité de la KEK, qui avait déjà lutté avec la perte de sa raison d’être
de point de vue de la politique ecclésiastique. «En Allemagne la KEK agagné
la réputation d’une organisation de main de la propagande serbe, car elle a
relayé sans commentaire les appels de l’Eglise orthodoxe serbe, dans lequels la violence massive des Serbes avait été jugé comme une propagande de
guerre,» ajoute Annette Birschel.



