Pour une levée de l’interdiction de l’aide humanitaire
Genève: Appel de dirigeants chrétiens du monde entier au Zimbabwe
Genève, le 27 juillet 2008 (Apic) Une coalition d’organisations ecclésiales comprenant le Conseil oecuménique des Eglises (COE) et l’Alliance réformée mondiale (ARM) a lancé un appel pressant au gouvernement du Zimbabwe. Elle demande la levée de l’interdiction qui empêche les agences d’aide humanitaire et les organisations non gouvernementales de travailler dans le pays.
Dans une lettre datée du 24 juillet, des dirigeants du COE, de la Fédération universelle des associations chrétiennes d’étudiants chrétiens, de l’ARM, de l’Alliance mondiale des UCJG et de l’Alliance mondiale des UCF ont félicité l’ancien parti au pouvoir au Zimbabwe, le Zanu-PF, ainsi que le Mouvement pour le changement démocratique qui détient à présent la majorité des sièges au Parlement, d’avoir signé un protocole d’accord le 21 juillet qui engage les deux parties à poursuivre les négociations. «Nous saluons les débuts de cette importante session de négociations en formant l’ardent espoir qu’elles marqueront un nouveau départ pour tous les Zimbabwéens, le rétablissement de la paix, de la prospérité, de la dignité et de la primauté du droit», est-il précisé dans cette lettre émanant des organisations d’Eglises, reprise par l’agence oecuménique ENI. Des négociateurs de haut niveau faisant partie du MDC et du Zanu-PF au Zimbabwe ont entamé des pourparlers le 24 juillet à Pretoria, la capitale sud-africaine.
Les dirigeants d’Eglises rappellent aux parties engagées dans les négociations que les Eglises, la société civile et le peuple du Zimbabwe souhaitent vivement que soit trouvée une solution durable et viable à la crise qui sévit dans ce pays d’Afrique australe.
Appel à cesser tout acte de violence
Les auteurs de cette lettre constatent par ailleurs que les violences et les abus des droits de l’homme continuent au Zimbabwe, alors que des millions de personnes affrontent la famine et que des milliers d’autres ont perdu leurs maisons et leurs biens. «Les actes de violence, les cas de harcèlement, d’intimidation et les tortures de toutes sortes doivent cesser immédiatement en vue de créer un environnement véritablement propice à des négociations pacifiques», ont écrit les dirigeants d’Eglises.
Les organisations d’Eglises ont également réclamé la levée de l’interdiction qui a empêché les agences d’aide humanitaire et les organisations non gouvernementales de travailler dans le pays.»Nous exhortons, par ailleurs, les parties à rester mobilisées en faveur du rétablissement d’un véritable Etat de droit qui condamne l’impunité et permet le déroulement d’un authentique processus de réconciliation et de réparation», est-il indiqué dans la lettre.
Le message dit également qu’il est «des plus regrettable» qu’aucune des parties aux négociations n’ait inclus dans ses rangs des membres de la société civile ou des femmes, ainsi que les représentants de la société civile zimbabwéenne l’avaient demandé, afin que les aspirations des simples citoyens soient pris en compte.
En outre, les organisations d’Eglises recommandent vivement au MDC et au Zanu-PF de rétablir la confiance dans le système électoral du Zimbabwe: «Nous aimerions réaffirmer la nécessité de protéger l’intégrité des élections, car c’est le moyen le plus légitime et le plus démocratique d’exprimer la volonté politique du peuple et ce, non seulement au Zimbabwe, mais partout en Afrique». (apic/eni/bb)



