Genève: «Choisir» se penche sur la prochaine session de la FAO, du 10 au 13 juin à Rome
Que reste-t-il des voeux du Sommet de l’alimentation en 1996?
Genève, 4 juin 2002 (APIC) La revue des jésuites romands «Choisir» consacre sa livraison de juin à la FAO. Plusieurs auteurs analysent les perspectives de voir un jour naître un code de conduite sur le droit à l’alimentation. Un droit pour tous. En théorie.
Ce dossier paraît à l’heure où la FAO s’apprête à tenir du 10 au 13 juin à Rome sa session pour examiner «les progrès réalisés» depuis le Sommet mondial de l’alimentation de 1996 pour réduire la faim dans le monde.
L’adoption d’un tel Code de conduite permettrait de faire un pas concret dans l’éradication de cette plaie de l’humanité. Roberto Papini, secrétaire général de l’Institut international Jacques Maritain (qui a participé à l’élaboration de ce Code), en dégage les enjeux dans ce dossier. «Le Code invite les gouvernements à créer les conditions qui permettront à chacun de se nourrir par ses propres moyens, en réformant les structures sociales au profit des personnes privées de ressources agricoles et en mettant en place un réseau de sécurité sociale.»
Lennart Bage, président du Fonds international de développement agricole (FIDA) plaide pour sa part pour une plus grande implication des premiers concernés, les pauvres issus des milieux ruraux. Il s’agit, dit-il, d’améliorer la production agricole par le développement du micro- financement direct, ce que le FIDA fait depuis des années. Depuis, «l’idée que le vrai développement ne peut être durable que si la situation économique des bénéficiaires s’améliore substantiellement à la base a gagné du terrain… Le micro-financement n’offre pas seulement des possibilités financières ; il rétablit la dignité humaine».
Le défi de la jeunesse
Autre dossier de la dernière livraison de «Choisir»: la crise de la jeunesse, qui représente un véritable défi. Les jeunes se distancient de l’Eglise et s’engagent peu dans la vie des paroisses. Une situation préoccupante, parallèle à celle que l’on observe plus généralement au niveau politique, et qui impose, d’urgence, à l’institution ecclésiale une réflexion. Jean-Blaise Fellay, historien, s’interroge sur le manque de culture des nouvelles générations, sur la sécularisation, sur la nouvelle conception du temps marquée par le provisoire, mais aussi sur la difficulté de notre Eglise à dépasser les cadres d’une morale bourgeoise, pour mettre le rapport à Dieu et la vie spirituelle intérieure au centre de son enseignement.
Entre Romands et Alémaniques
Au sommaire également, les Romands en Suisse, appelés à «occuper le terrain». La Suisse est fière de sa diversité culturelle, mais pour les Romands actifs sur le plan national, la fierté doit céder la place à la vigilance, car trop souvent les minorités latines sont oubliées ou brillent par leur absence. Il est plus commode de se plaindre des «Suisses alémaniques» que d’investir la place fédérale pour y faire passer une autre sensibilité. Jean-Claude Huot a travaillé et vécu quatorze ans à Berne. Sur la base de son expérience au secrétariat de la Commission Justice et Paix, il se penche sur les relations entre Romands et Alémaniques. (apic/com/pr)



