Rendre grâce pour tout ce que le Saint-Père a donné à son peuple

Genève : Des catholiques prient pour le pape à la Basilique Notre-Dame

Gladys Théodoloz, responsable de l’information pour l’Eglise catholique à Genève

Genève, 20 février 2005 (Apic) Rendre grâce pour tout ce que le Saint-Père a donné à son peuple à travers son ministère. C’est à cette intention que vendredi soir 18 février, une assistance clairsemée, mais très recueillie et fervente, a prié lors d’une messe à la basilique Notre-Dame de Genève.

La liturgie était présidée par Mgr Pierre Farine, évêque auxiliaire du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, et Mgr Silvano Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’ONU. Pour l’occasion, Mgr Farine avait choisi «l’un des plus beaux et émouvants passages de l’Evangile» à savoir le face à face final entre Jésus et Simon, le «rocher solide» sur lequel il va construire son Eglise (Jn 21, 15-19). Mais en l’occurrence, c’est au pécheur et non au rocher que le Christ s’adresse dans cette conversation d’amour pour lui poser, par trois fois – rappel du triple reniement de Pierre – la question fondamentale: m’aimes-tu? Car «sans amour, il ne saurait y avoir de mission», a relevé l’évêque établi à Genève. C’est un engagement total et sans retour que Jésus demande au pasteur de son troupeau, avant de lui confier cette mission unique et spécifique «qui s’étend à l’ensemble des croyants de tous les temps et aussi à son successeur le pape».

Pourquoi Jésus confie-t-il à des pécheurs une aussi noble mission? s’est interrogé le prédicateur. Il s’agit là d’un grand mystère. Le Christ manifeste ainsi son immense confiance dans l’homme, dont il sait bien ce qu’il a dans le coeur. Il n’en reste pas moins qu’une telle tâche dépasse les force humaines, elle est impossible à accomplir sans la miséricorde de Dieu. Dans cette optique, le ministère de Pierre, des apôtres et de leurs successeurs n’a rien d’une promotion, elle réclame la plus grande humilité.

Jean Paul II remplit les conditions

Jésus demande trois choses à Pierre, explique encore Mgr Farine: «L’aimer inconditionnellement, croire en sa miséricorde, et aimer son peuple». Trois conditions que Jean Paul II remplit parfaitement, comme en témoignent par exemple ces citations: «La religion n’est pas une chose mais une personne» ou «Il faut repartir du Christ». Jean Paul II donne également de magnifiques exemples de son amour pour l’humanité lorsqu’il l’appelle à plus de justice, à la paix et au respect mutuel. Tout en confiant l’Eglise à celui qui en est le seul berger, le Christ, Mgr Farine a conclu son homélie en invitant les fidèles à prier pour le pape, le clergé et «tous ceux qui donnent leur temps à l’Eglise», ainsi que pour «tous les hommes de bonne volonté qui aspirent à la paix, à la justice et à l’amour».

Les illustrations de cette messe sont à commander à l’agence CIRIC, Bd de Pérolles 36 – 1705 Fribourg. Tél. 026 426 48 38 Fax. 026 426 48 36 Courriel: ciric@cath.ch (apic/gt/bb)

20 février 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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