Genève: Edition de septembre de la Revue «Choisir»
Pédophilie: le cas des jeunes filles abusées par des prêtres
Genève, 31 août 2004 (Apic) L’édition de septembre de la revue «Choisir», mensuel jésuite édité à Carouge, sous le titre «Pédophilie : sortir des clichés» consacre deux articles à ce sujet hautement délicat, dont la situation, beaucoup moins médiatisée, des jeunes filles abusées par des prêtres.
Deux des articles du mensuel jésuite Choisir, de Carouge, dont le numéro de septembre vient de sortir de presse, traitent de la pédophilie (»Pédophilie : sortir des clichés»). On notera particulièrement une contribution remarquable sur un aspect moins connu, le cas des filles abusées par des prêtres, par la gynécologue Marie-Madeleine Zufferey-Sudan, auteure d’une étude sur le sujet.
L’Eglise catholique est ébranlée par une succession d’affaires de prêtres pédophiles, rappelle Choisir. «Le scandale a été particulièrement ressenti dans l’archevêché de Boston, mais aussi, plus proche de chez nous, récemment en Savoie ou à Sankt-Pölten, Autriche.
Ce fut l’occasion pour certains d’affirmer un lien de cause à effet entre célibat des prêtres et pédophilie». Une assertion infondée, comme le montre Régis Marion-Veyron, médecin, dans «Le célibat en question». S’appuyant sur la psychanalyse et les rares études scientifiques actuelles relatives au sujet, comme le montre sa contribution à l’édition de septembre de Choisir, il met en avant «le lien entre la confusion des sentiments induite par un comportement pervers et le silence complice de l’entourage».
Pourquoi les filles abusées par des prêtres se taisent
C’est de ce silence que traite aussi Marie-Madeleine Zufferey-Sudan, gynécologue, dans «Les oubliées». Constatant que les études mentionnent principalement les cas de garçons victimes d’abus sexuels de la part de prêtres, elle a cherché à vérifier, à travers une enquête personnelle, si les filles sont réellement épargnées. Sinon, pourquoi se taisent-elles et pourquoi fait-on si peu de cas de cette réalité ? C’est ce qu’elle aborde dans son article.
En outre, entre autres thématiques, la revue aborde la question des «sans statut légal», dans «Sortir de l’ombre». Depuis quelques années, des mouvements de défense de sans-papiers, relayés par des syndicats et des oeuvres d’entraide, se sont constitués. Des travailleurs immigrés sans statut légal osent ainsi revendiquer des droits. Michel Bavarel, journaliste, relate les étapes de cette lutte à travers des témoignages genevois.
Etudiant la question de l’intérêt monétaire, «entre religion et morale», que penser du prêt à intérêt, se demande l’économiste Etienne Perrot, s.j. La tendance actuelle au surendettement et les faillites qui s’ensuivent plaident en sa défaveur. Il serait non seulement immoral mais aussi, sous certaines formes, anti-capitaliste. La réponse d’Etienne Perrot est plus subtile, d’où les positions variées adoptées à l’égard du prêt à intérêt par les religions monothéistes, présentées par Choisir. (apic/com/vb)



