Des théologiens de toutes nationalités se forment à l’ouverture
Genève: Institut oecuménique de Bossey (250594)
Lausanne, 25mai(APIC) Depuis 1946, l’Institut oecuménique de Bossey à Céligny (VD) accueille des théologiens venus des cinq continents pour parfaire leur formation. Intégré au Conseil oecuménique des Eglises (COE), cet
institut reçoit une contribution spéciale de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS), destinée principalement à alimenter un fonds de
bourse. Au cours de leur prochaine assemblée, les délégués de la FEPS seront appelés à renouveler leur soutien en 1995, pour un montant ciblé à
50’000 francs.
Chaque année, une soixantaine de théologiens du monde entier poussent
les grilles du Château de Bossey. Depuis près d’un demi-siècle, la demeure
du 18e siècle – un temps propriété de Madame de Staél – abrite un lieu de
formation unique dans son genre: l’Institut oecuménique du COE, créé au
lendemain de la Seconde Guerre mondiale à l’initiative du pasteur Visser’t
Hoof, premier secrétaire général du mouvement oecuménique mondial.
La vie de château se limite cependant au décor. Car, pendant quatre mois
et demi d’expérience communautaire, d’octobre à février, ces étudiants en
formation post-grade, d’églises et de confessions diverses, inscrits au
«Cycle universitaire d’études oecuméniques» de Bossey, vont se frotter aux
dures réalités du monde. Avec des participants d’origines et de cultures
différentes, Bossey est un microcosme, explique Jacques Nicole, directeur
de l’Institut, et inévitablement apparaissent les tensions et les divisions
du monde: problèmes Nord-Sud, relations hommes-femmes, etc.
L’appartenance à des Eglises aussi diverses qu’orthodoxe, catholique-romaine, réformée ou anglicane constitue une pierre d’achoppement supplémentaire. «Bossey est un lieu de vie où on apprend à vivre ensemble et à se
réconcilier. On n’y fait pas de la théologie oecuménique en laboratoire.
Mais on tente de former de futurs responsables d’Eglises, conscients des
problèmes du temps», souligne Jacques Nicole. Le corps professoral est formé de quatre théologiens, dont un catholique. Bossey est en outre lié aux
Facultés de théologie de Genève et de Lausanne.
L’Institut enregistre aujourd’hui une forte demande des Eglises de
l’Est, soucieuses d’assurer à leurs théologiens un enseignement à la communion et à l’unité. Le séjour d’études é Bossey, à la charge des participants ou de leur Eglise, s’avère onéreux pour des ressortissants de certains pays. Ces derniers sollicitent donc de plus en plus fréquemment le
fonds de bourse de l’Institut, alimenté notamment par une collecte auprès
des Eglises protestantes de Suisses. (apic/spp/mp)




