Le prélat ne cache pas sa déception devant le laxisme des Etats
Genève: Intervention du représentant du Saint-Siège à l’ONU à propos des enfants guerriers
Genève, 17 avril 1997 (APIC) Quand la communauté internationale se mettra-t-elle enfin d’accord sur l’implication des enfants dans la guerre? C’est la question posée par le représentant du Saint-Siège, Mgr Giuseppe Bertello, à la 53e session de la Commission des Droits de l’homme de l’ONU, actuellement réunie à Genève. Le prélat n’a pas caché sa déception.
“Tant que la conscience de l’homme ne sera pas bouleversée par un enfant qui tue un être humain, le coeur de l’homme et son intelligence ne pourront pas avoir de paix véritable, a déclaré Mgr Bertello… L’enfant qui tue, tue le printemps de sa vie et devient lui-même un fauve >>.
Le représentant du Saint-Siège a dit sa déception devant l’impossibilité de parvenir à un consensus sur l’implication des enfants dans les conflits armés, pourtant d’actualité. «Le bien supérieur de l’enfant aurait exigé, a-t-il dit, que le maximum d’efforts de la part de toutes les délégations participantes soit fait, soutenu par une volonté politique certaine, ainsi que par une flexibilité et une capacité de compromis suffisantes pour aboutir à un texte agréé par consentement.»
Le prélat a rappelé que les travaux de la psychologie ont mis en cause l’enseignement des techniques de guerre ou de guérilla à des enfants, «qui en subiront les conséquences toute leur vie et dont la société elle-même subira un jour les conséquences néfastes».
En revanche, le Saint-Siège dit enregistrer des progrès dans les travaux entrepris dans la lutte contre le vente des enfants, la prostitution et la pornographie. Mais il demande des études plus précise des intercorrélations de ces fléaux, en particulier, il se déclare préoccupé de l’influence d’Internet dans ce domaine. (apic/cip/imed/pr)



