la prévention et le traitement du Sida

Genève: Journée latino-américaine pour (140294)

Genève, 14février(APIC) La Journée latino-américaine pour la prévention

et le traitement du sida a attiré un public nombreux et varié samedi à Genève. Le succès d’une telle démarche demontre une prise de conscience réelle face au problème de sida et notamment dans les communautés latino-américaines vivant en Suisse, remarquent les organisateurs.

Outre la partie culturelle, deux tables-rondes ont eu lieu. A la première, «Prévention et traitement: approche interdisciplinaire de la maladie»,

ont participé entre autres Guy Olivier Segond, directeur du Département de

la santé publique à Genève, le docteur Bernard Hirschel, responsable pour

les questions du sida à l’hôpital cantonal de Genève, Mme Sieon Hong San,

professeur d’acupuncture à Paris, ainsi que Michel Max, représentant de

l’Association personnes vivant avec le sida (PVA) à Genève.

Les participants sont tombés d’accord pour affirmer qu’il faut envisager

une interdisciplinarité, notamment entre médecine occidentale et médecine

orientale, où les méthodes complémentaires devraient permettre d’aborder le

problème de manière globale. Cela revient à se demander quelle est la part

du psychisme et du somatique dans le dévéloppement du sida.

La deuxième table-ronde axée de manière plus précise sur L’Amérique latine réunissait notamment Mme Ferencic, responsable du programme global du

sida à l’OMS (Organisation mondiale de la santé), Dominique Roulin, pasteure responsable du ministère Sida à Genève, Sofi Ospina, chargée de la prévention du sida auprès de la population latino-américaine en Suisse.

Mme Ferencic a relevé qu’à l’échelle mondiale, 14 millions de personnes

sont affectées, dont un million d’enfants. Avec l’Asie et les Caraïbes,

l’Amérique latine est une des régions du monde où l’épidémie se propage le

plus rapidement. L’OMS estime le nombre de personnes affectées par jour

dans le monde à 100’000. D’ici à l’an 2000 on prévoit 30 à 40 millions de

cas déclarés. Dans ces conditions, une prise de conscience planétaire

s’avère nécessaire. Il faut changer les mentalités et éduquer les populations à la prévention. L’argent dépensé maintenant pour susciter un changement de comportement visant à ralentir la propagation de l’infection évitera à l’économie des milliards de dollars de perte de revenus et de dépenses

de santé.

En ce qui concerne l’Amérique latine, société à la fois fortement machiste et croyante, le problème est doublement épineux. Malgré cela Paul

Aerst, curé catholique à Louvain en Belgique, a relevé que dans un optique

de respect de la vie et de la dignité de l’homme, une seule voie s’impose:

celle de la prévention. (apic/cg/fs)

14 février 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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