Comptes approuvés: entre satisfaction et prudence
Genève: L’ACR change de nom mais pas de ligne d’action
Genève, 25 septembre (Apic) Réunis en assemblée générale, les membres de l’ACR (Association catholique romaine de Genève) ont approuvé sans difficulté les comptes de l’exercice 2002. Normal: ils étaient positifs! Un bon résultat qui ne doit toutefois pas faire illusion, indique-t-on jeudi 25 septembre à Genève. L’assemblée s’étant déroulée le 18 septembre.
«Satisfaisant». Le mot est revenu plusieurs fois, et avec raison, dans la bouche du secrétaire général Pierre Regad. Grâce à la campagne de pub lancée tambour battant en octobre dernier, les comptes de l’Eglise ont remonté la pente. Les recettes 2002 de la contribution ecclésiastique, en particulier, ont atteint le niveau des années «normales», soit 6,4 millions.
Satisfaction mitigée
La satisfaction suscitée par ces bons résultats doit cependant se doubler de prudence. Et de discernement. En effet, les 7,3 millions de produits courants ne suffisent pas à couvrir le total des charges, qui s’élèvent à 8,2 millions. Résultat: une perte d’exploitation de 869’000 francs. Même si cette somme est largement compensée par une «explosion» de dons et de legs, atteignant 3,1 millions, Pierre Regad tient à tempérer les enthousiasmes : tout réjouissant qu’il soit, on ne peut compter sur ce genre de produit extraordinaire pour consolider durablement les finances, ni, à fortiori, pour investir dans des projets à long terme, comme par exemple l’engagement de personnel.
Le bénéfice de l’exercice 2002, soit 2,2 millions, a cependant été très utile, puisqu’il a permis de renflouer le capital. Et c’est avec un certain optimisme qu’on peut envisager l’avenir, à condition que chaque membre engagé de l’Eglise joue le jeu en relayant les appels financiers et, cela va sans dire, en versant sa propre contribution ecclésiastique.
Raison sociale mieux adaptée
Quant à l’ACR, elle va bien sûr poursuivre ses efforts de sensibilisation et d’information financière, mais sous une nouvelle raison sociale. Ses membres ont en effet décidé d’adopter le nom d’»ECR» Eglise catholique romaine – Genève), une appellation déjà largement utilisée lors des récentes campagnes de pub et bien comprise du grand public. Cette modification permettra de «mieux marquer l’identité de l’Eglise» et d’éviter les remarques du genre «nous ne faisons pas partie de votre association».
Les actions en cours
Parmi les actions de sensibilisation mises en route par l’ECR, donc, on peut citer la publication d’une feuille d’informations périodique intitulée «ECRinfo» et adressée tous les trois ou quatre mois à chaque catholique du canton. Autre action qui vient de démarrer : une campagne « sachets de sucre » distribués gratuitement dans le circuit de la restauration et de la boulangerie. Chaque sachet porte, au recto, un slogan promouvant «les petits dons»»et, au recto, un numéro de téléphone qu’il suffit d’appeler pour provoquer un mini-versement automatique de CHF 2,80. (Gladys Théodoloz/pr)
Australie: Les évangélistes constituent une nouvelle Eglise Unie
Pas un schisme mais presque
Sydney, 25 septembre 2003 (Apic) Les évangélistes de l’Eglise unie d’Australie ont constitué le 24 septembre l’»Alliance réformée». Ils entendent ainsi se distancer de leur Eglise, qui a récemment accepté l’ordination des homosexuels. Cette nouvelle organisation ecclésiale ne constitue pas encore un schisme dans l’Eglise Unie, qui est la troisième plus importante dénomination australienne.
Mary Hawkes, la présidente de l’Alliance réformée, assure que son mouvement représente «70% à 80% de l’Eglise unie». Elle annonce qu’une enquête sera menée le mois prochain «pour évaluer l’opinion des fidèles sur la sexualité». Mary Hawkes estime en outre que les actuelles autorités de l’Eglise unie «ont perdu leur racines bibliques autant que le contact avec la population».
Pour l’heure, l’»Alliance réformée» n’est pas une nouvelle Eglise à part entière. Elle n’a pas encore décidé si elle va quitter l’Eglise unie pour former un nouveau réseau de communautés institutionnellement séparées, précise le quotidien australien «The Age».
Le président de l’Eglise unie, Dean Drayton, a déclaré être «désappointé» en étant mis devant le fait accompli, sans avoir été consulté par les évangélistes. Il précise «être ouvert à la réforme, mais assure «ne pas voir en quoi il nécessaire» de fonder une nouvelle dénomination. (apic/age/sh)



