Genève: l’Eglise renouvelle sa subvention ordinaires au «Courrier»
Le journal catholique espérait plus (240993)
Genève, 24septembre(APIC) La Société catholique romaine de Genève (SCR) a
renouvelé pour 1994 sa subvention annuelle ordinaire de 400’000 francs au
journal «Le Courrier». Par contre le subside extraordinaire de 250’000 octroyé pour 1993 n’a pas été reconduit. Jean Claude Genecand, président de
la Nouvelle Association du Courrier (NAC) éditrice du journal, regrette que
cette décision ne tienne pas suffisamment compte des efforts déployés par
le quotidien pour augmenter le nombre de ses abonnées et améliorer son offre rédactionnelle.
«Le Courrier», journal d’opinion catholique de Genève, compte actuellement 5’800 abonnés. C’est là notre point faible reconnaît, Jean-Claude Genecand. Il faudrait environ 2’000 abonnés supplémentaires pour être viable
sans problèmes. Ce qui n’empèche pas ce quotidien d’être très dynamique. Il
a l’intention de réintroduire des rubriques quotidiennes de sports et
d’»humeur». Autre innovation, des contributions de personnalités catholiques, protestantes, juives et musulmanes.
«Nous souhaitions obtenir de la Société catholique romaine au moins une
garantie de couverture de déficit», explique le président de la NAC. «Le
Courrier» n’est pas menacé pour 1994, car il a pu constituer une réserve
pour passer le cap, sans cette subvention extraordinaire de 250’000 francs.
«Le raisonnement de l’Eglise est à court terme. Il n’y a pas de perspectives concernant l’apport d’un journal catholique dans la cité. Un
raisonnement à court terme non seulement au niveau évangélique et missionnaire mais aussi au niveau économique. Faire par d’autres moyens l’information qu’on trouve dans «Le Courrier» coûterait immanquablement plus cher,
et sans aucune garantie de diffusion plus large», déplore Jean-Claude Genecand.
Au niveau de l’Imprimerie St-Paul à Fribourg (ISP), qui imprime le journal et fournit une partie des pages rédactionnelles, «Le Courrier» a obtenu
des assurances de ne pas augmenter de façon disproportionnée après 1994 le
coût de cette collaboration. «Il y a compréhension du côté des médias et de
l’ISP, mais on sent un peu de réticence du côté de l’Eglise», conclut le
président de la NAC. (apic/mp)



