Le Vatican avait annulé son élection à Sherbrooke en 2007
Genève: L’élection d’Else Strivens à la tête de l’UCIP est confirmée une deuxième fois
Genève/Rome, 7 janvier 2009 (Apic) L’assemblée générale de l’Union catholique internationale de la presse (UCIP) a reconduit Else Marie José Strivens à sa présidence en décembre dernier à Rome. Le Vatican doit encore valider cette élection, dans un feuilleton à rebondissement qui mine la crédibilité de cette organisation basée à Genève et fondée il y a plus de 80 ans.
La journaliste sud-africaine avait déjà été élue conformément aux statuts de l’UCIP lors de l’assemblée générale du 8 juin 2007 tenue à Sherbrooke, au Canada, élection invalidée par le Vatican en automne 2007. La question du refus de visas à un certain nombre de délégués avait été invoquée par le Conseil Pontifical pour les Laïcs à Rome (qui n’a pas encore confirmé à ce jour la nouvelle élection d’Else Strivens) comme facteur ayant empêché des cotisants de l’UCIP de participer à l’élection.
Les élections menées à Sherbrooke avaient en effet été invalidées sous prétexte de la politique restrictive en matière de visas du gouvernement canadien avait effectivement empêché un certain nombre de membres de l’UCIP de se rendre au Canada. Des membres d’Afrique, mais également d’autres continents du Sud, n’avaient pas reçu de visas. Ils s’en sont plaints à l’UCIP, mais également au Vatican, qui avait par conséquent décidé d’annuler les élections de Sherbrooke, en se basant sur le droit canonique. Depuis, c’est l’ancien président de l’UCIP, le professeur brésilien Ismar de Oliveira Soares, qui est tout de même resté en place alors qu’il n’avait pas été réélu par l’assemblée.
Le Congrès mondial de l’UCIP à l’Université Bishop’s, dans la ville québécoise de Lennoxville, près de Sherbrooke, dans les Cantons-de-l’Est, comptait au départ sur une participation d’au moins 500 journalistes du monde entier, mais une nouvelle politique canadienne, restrictive en matière de visas, avait empêché une large participation de journalistes du tiers-monde et d’Europe de l’Est.
La journaliste sud-africaine Else Marie José Strivens, chercheuse en chimie de formation, mère de cinq enfants adultes, avait été choisie par les membres présents au cours d’une procédure tout à fait démocratique. D’après l’article 9 des statuts de l’UCIP, le président, les vice-présidents, le secrétaire général et le trésorier sont élus parmi des membres par l’assemblée générale, qui avait été tenue validement. La confirmation de l’élection du président devait être demandée au Saint-Siège, plus précisément au Conseil Pontifical pour les Laïcs, et ce dernier a exigé que l’UCIP refasse l’élection à la présidence, ne reconnaissant pas les résultats des élections de Sherbrooke.
Suite à ces soubresauts, l’Association canadienne des périodiques catholiques (ACPC), organisatrice du congrès de Sherbrooke, a décidé «après une longue réflexion et devant des faits décevants», de se retirer «comme membre institutionnel de l’Union catholique internationale de la presse, et ce, pour une période indéterminée». D’autres membres du Bureau de l’UCIP ont remis leur démission consécutivement à l’imbroglio qui a suivi le Congrès UCIP 2007. Le calme devrait finalement revenir au cours du printemps, dès que la réélection d’Else Marie José Strivens sera confirmée par le Vatican. (apic/be)



