Lutter contre la dénatalité et soutenir les parents
Genève: L’observateur du Saint-Siège s’adresse aux pays riches
Genève/Rome, 18 octobre 2004 (Apic) Au cours de la 59e Assemblée générale de l’Onu, le 14 octobre 2004, Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies, a invité les pays développés à soutenir leurs politiques en faveur de la famille. Le diplomate intervenait dans le débat sur le 10e anniversaire de la Conférence internationale du Caire sur la population et le développement.
Pour l’observateur permanent du Saint-Siège à la tribune de l’Onu: «C’est désormais un fait que l’accroissement de la population a notablement décliné dans de nombreux pays industrialisés. Ce déclin pose un sérieux problème quant à leur avenir», a-t-il souligné. «Les couples qui choisissent d’avoir une famille nombreuse méritent d’être soutenus».
Les politiques familiales des pays riches ont «le devoir de sauvegarder les choix des familles en assurant particulièrement la liberté laissée au mari et à la femme de décider de façon responsable, libre de toute coercition légale et sociale, du nombre d’enfants qu’ils veulent avoir. Ainsi que de l’espace entre leurs naissances», a ajouté Mgr Migliore. «Les gouvernements et les autres organisations doivent être attentifs à favoriser les conditions sociales permettant aux couples eux-mêmes de prendre les décisions appropriées, à la lumière de leurs responsabilités», a-t-il poursuivi.
Ne pas aider à «promouvoir l’avortement»
«L’être humain est au centre de l’action de l’Onu» a pour sa part souligné le cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, lors d’une conférence de presse au Vatican, le 18 octobre 2004, rappelant que ce principe avait été affirmé au Caire en 1994 et lors de la Conférence de Rio de Janeiro sur l’environnement et le développement en juin 1992.
Le 16 septembre 2004, le cardinal avait par ailleurs dénoncé les agences onusiennes promouvant l’avortement, contrairement aux indications du Plan d’action signé au Caire. Il avait alors demandé aux gouvernements de contrôler l’usage des fonds qu’ils versent à ces organismes.
C’était le cardinal Martino qui avait conduit la délégation du Saint-Siège à la Conférence sur la population et le développement du Caire en 1994. Deux camps s’étaient alors affrontés, l’un mené par les Etats-Unis et les lobbies antinatalistes, et l’autre par le Saint-Siège refusant un contrôle renforcé des naissances. La conférence avait rejeté l’avortement utilisé comme moyen contraceptif. Divers lobbies tentent régulièrement de réintroduire la question sous différentes formes, notamment lors des Conférences internationales. (apic/imedia/hy/vb)



