Genève: La revue «Choisir» ouvre ses pages aux 25 ans de pontificat de Jean Paul II
Genève, 12 octobre 2003 (Apic) Les 25 ans de pontificat du pape Jean Paul II figurent au sommaire de la dernière livraison de la revue des jésuites de Suisse romande, «Choisir». Sous le titre: Jean Paul II: 25 ans à la barre, «Choisir» aborde les questions que nombre de fidèles se posent à propos de du pape.
Jean Paul II, inébranlablement fidèle à sa mission de pasteur, «se conduit encore et toujours comme le seul chef, en dépit de la faiblesse de sa santé». Les 25 ans de son pontificat sont l’occasion pour le journaliste Rick De Gendt d’exposer les idées et la façon d’agir de ce pape plus d’une fois contesté.
Sur le plan social, Jean Paul II est souvent progressiste, révolutionnaire même: «Il en est unanimement apprécié et reconnu, dans l’Eglise et en dehors de l’Eglise». Sur le plan doctrinal et institutionnel, il se montre par contre conservateur et centralisateur, laissant peu d’espace aux Eglises locales. «Jamais un pape n’a rédigé tant de documents et décrété autant de directives».
«En fait, le pontificat de Jean Paul II nous a habitués aux messages contradictoires qui sèment le trouble, notamment dans le dialogue oecuménique et interreligieux». Jerry Ryan illustre certains de ces paradoxes, à l’image de celui plus essentiel qui constitue l’Eglise elle- même, humaine et sainte à la fois. Pour mieux se faire comprendre, l’Eglise- institution ne devrait pas perdre de vue que «l’autorité du Christ tient sa force de persuasion de son humilité, de sa vulnérabilité et de sa clarté». Pour Jerry Ryan, «tout pourrait changer si l’esprit qui a inspiré les actes pénitentiels de Jean Paul II imprégnait en permanence l’attitude de l’Eglise».
Lutter contre la corruption
Autre thème débattu par «Choisir»: Pourquoi combattre la corruption, une pratique qui somme toute fait partie depuis toujours de toutes les cultures? Parce qu’elle n’est justifiable ni politiquement ni moralement et, qu’en sus, elle est improductive du point de vue économique, dit l’économiste Etienne Perrot, professeur au Centre Sèvres. Pour l’éradiquer, un ensemble de mesures policières, judiciaires et économiques est exigé, ainsi qu’une bonne dose d’optimisme, car «dès que les intérêts d’un pays sont en jeu, les figures changent de masques».
Société de l’information
Qui sait que le Sommet mondial des Nations Unies sur la société de l’information aura lieu en décembre, à Genève? Et pour cause, ses enjeux sont mal définis et les motivations des participants si divergentes qu’elles hypothèquent les chances de son succès. «De question d’éducation et de culture, et par extension de politique et d’idéologies, la communication est devenue depuis la chute de l’Empire soviétique affaire de commerce et de technologie», rappelle dans un autre dossier Lucienne Bittar, journaliste, qui présente les enjeux du sommet. (apic/com/pr)



