SMSI: La liberté d’expression est un droit humain fondamental
Genève: La société civile suisse soutient les organisations indépendantes tunisiennes
Genève, 25 février 2005 (Apic) La liberté d’expression, droit humain fondamental, n’est de loin pas garantie en Tunisie, pays hôte en novembre prochain de la seconde phase du Sommet Mondial sur la Société de l’Information (SMSI). La société civile suisse soutiendra par conséquent les organisations indépendantes de la société civile tunisienne désirant s’engager dans le processus du SMSI.
A l’occasion de la 2e conférence préparatoire du Sommet mondial sur la Société de l’Information (PrepCom 2) qui s’est terminée vendredi 25 février à Genève, comunica-ch, la Plateforme suisse pour la société de l’information, a établi un partenariat avec la société civile tunisienne indépendante. comunica-ch a profité de la conférence de Genève pour engager une collaboration avec diverses organisations membres de cette plateforme, notamment le Conseil National pour les Libertés en Tunisie (CNLT), la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LTDDH), et la Tunisian Journalists Trade Union (TJTU).
A chaque fois que des membres des organisations regroupées dans la plateforme de la société civile tunisienne sont à nouveau l’objet de la répressions autorités tunisiennes, comunica-ch a l’intention d’interpeller le secrétariat exécutif du SMSI, la délégation suisse au SMSI et celles de l’Union Européenne afin d’obtenir le respect par la Tunisie des valeurs fondamentales des droits de l’homme qui sont au coeur de la Déclaration et du Plan d’Action approuvés par le SMSI de Genève.
Des résultats jusque là décevants
La Tunisie, en tant que pays hôte de la seconde phase du SMSI en novembre 2005, n’essaie même pas de se présenter sous un aspect plus favorable en matière de droits de l’homme et de liberté d’expression. Elle a ignoré jusque là tous les appels de la communauté internationale, des organisations de défense des droits de l’homme et des sociétés civiles, déplore comunica-ch.
Concernant la question du financement, notamment comment financer l’accès des plus pauvres à l’information à et à la communication, les résultats sont décevants aux yeux de comunica-ch. La Plateforme suisse pour la société de l’information estime qu’il s’agissait là d’un autre élément central de la conférence préparatoire de Genève. Ses maigres résultats «reflètent l’absence de vision et le manque de volonté politique de la communauté internationale».
Le SMSI privilégie la libéralisation du marché des télécommunications
Alors que le SMSI privilégie la libéralisation du marché des télécommunications, les réflexions novatrices – notion de bien public global, nouveaux mécanismes de financement – ont été écartées a priori des débats, regrette comunica-ch. Une exception: le Fonds de solidarité numérique semble désormais accepté.
comunica-ch, qui s’engage aux côtés de la société civile internationale pour que la suite du processus du SMSI prenne enfin au sérieux les besoins des pays en développement, critique le manque de volonté politique des gouvernements des pays du Nord. Ils refusent de débattre de l’insuffisance de l’aide publique au développement. «Même le 0,7 % du PIB promis à la coopération internationale depuis plus de 30 ans n’est pas évoqué», déplore vendredi dans un communiqué la Plateforme suisse pour la société de l’information. (apic/com/be)




