La Géorgie face à l’indifférence de la Communauté internationale
Genève: Le CICR présente son dernier rapport sur la Géorgie
Genève, 11 juillet 2001 (APIC) Le CICR déplore le silence et l’indifférence de la Communauté internationale à propos de la Géorgie. Le Comité International de la Croix Rouge a présenté mercredi à Genève son dernier rapport sur ce pays. Selon la cheffe adjointe de la délégation du CICR, Mary Werntz, la situation en Géorgie est aujourd’hui insoutenable, 10 ans après son indépendance. Elle déplore et dénonce le silence et l’indifférence de la Communauté internationale.
La Géorgie a expérimenté de grands changements en dix ans: transition politique, transformation économique et instabilité sociale. Actuellement, la situation s’est aggravée en raison du désaccord politique entre le Gouvernement et les deux régions séparées de Abkhazia et le Sud d’Ossetia, et par la tension montante dans la Vallée Pankisi avec la présence des réfugiés tchétchènes.
Selon le rapport du CICR, la Géorgie est actuellement un pays ravagé. La guerre afait d’innombrables vies et il s’en est suivi un état de conflit non résolus qui continue à avoir des conséquences paralysantes pour les victimes.
Dans son rapport, le CICR parle de 30 à 60’000 personnes déplacées seulement dans la région de Zugdidi. La majorité de la population vit actuellement dans la misère, soutient Mary Werntz. Selon elle, la région d’Abkhazia, en raison des conflits armés et des changements politiques, est devenue une des régions les plus pauvres du monde.
A la précaire et aux manque d’infrastructures dans le système de la santé s’ajoute encore la Tuberculose. Dans les prisons les cas sont 200 fois plus nombreux qu’ailleurs dans le territoire.
La communauté internationale n’ayant pas réagi aux appels d’urgences lancés par le CICR pour l’année 2001, Mary Werntz a parlé d’un véritable désintérêt international pour cette région. (apic/iac/ines/pr)



