Genève: Le COE et la KEK critiquent les sanctions (011193)
«partiales» des Nations Unies dans l’ex-Yougoslavie
«Des sanctions appliquées seulement en Serbie et au Monténégro»
Genève, 1ernovembre(APIC) Les sanctions qui sont appliquées dans l’ancienne Yougoslavie sont injustes et devraient être changées. Tel est le
message adressé à Boutros Boutros-Ghali, secrétaire général des Nations Unies, dans une lettre récente, signée par Konrad Raiser, secrétaire général
du Conseil oecuménique des Eglises (COE) et Jean Fischer, secrétaire général de la Conférence des Eglises européennes (KEK).
Konrad Fischer et Jean Fischer, dans cette lettre, écrivent que les
sanctions ont été seulement appliquées en Serbie et au Monténégro. Cette
application «partiale» nécessite «un réexamen sérieux». Si des sanctions
doivent être imposées, elles devraient l’être à toutes les parties «qui ont
montré un mépris manifeste des normes du droit humanitaire et des droits de
l’homme».
En mettant l’accent sur ce qu’ils qualifient «d’effets dévastateurs» des
sanctions actuelles, les signataires de la lettre demandent à la communauté
internationale qu’elle fasse preuve d’une ferme détermination pour assurer
que les secours humanitaires, qui sont supposés ne pas être touchés par les
sanctions, parviennent aux populations vulnérables.
Les secrétaires généraux du COE et de la KEK soulignent que les populations de Serbie, du Monténégro, de Voïvodine et du Kosovo souffrent cruellement des pénuries de vivres, d’essence, d’électricité et de médicaments.
Et ceci comme «punition pour les actions d’un gouvernement qui n’est pas
soutenu par une grande partie d’entre elles».
Les deux responsables d’Eglise critiquent également vigoureusement
l’acheminement d’armes qui n’a pas cessé vers la région et qui semble peu
affecté par l’imposition des sanctions et des embargos. Ils demandent aux
Nations Unies d’appliquer des mesures beaucoup plus sévères pour contrôler
l’application des embargos sur les armes le long des frontières et des limites internes de Serbie, de Bosnie-Herzégovine et de Croatie. Il s’agit de
prendre des mesures de prévention du même genre dans les régions telles que
le Kosovo et de la Macédoine où les tensions politiques continuent se
s’exacerber.
Soulignant qu’ils désirent voir ce conflit complexe réglé par des moyens
pacifiques, Konrad Raiser et Jean Fischer exhortent le secrétaire général
des Nations Unies à revoir la politique et l’application des sanctions, en
particulier leur portée et leur impartialité. (apic/com/ba)




