Genève: Le COE réclame le droit à l’autodétermination pour le peuple irakien

Non au «mur de séparation érigé sur le territoire palestinien»

Genève, 2 septembre 2003 (Apic) Les Eglises membres du Conseil oecuménique des Eglises (COE) réclament le droit à l’autodétermination pour le peuple irakien. Le Comité central du COE, réuni à Genève du 26 août au 2 septembre, s’est également inquiété des souffrances humaines causées par le conflit israélo-palestinien. Il a dénoncé les exécutions extrajudiciaires, les attentats suicide, mais aussi l’érection du «mur de séparation érigé par l’Etat d’Israël sur le territoire palestinien».

Le pasteur Riad Jarjour, secrétaire général du Conseil des Eglises du Moyen-Orient (CEMO), a salué les initiatives prises par le COE en particulier sur la question palestinienne, Chypre et l’Irak. «Ces prises de positions, a-t-il souligné, ont réellement contribué à rendre le dialogue interreligieux possible au Moyen Orient.»

Souveraineté et maîtrise des ressources naturelles

Dans leur prise de position, les Eglises membres du COE réaffirment clairement que le peuple irakien à le droit de choisir librement son destin politique sans ingérences extérieures et qu’il doit rester pleinement maître de ses ressources naturelles. Le COE déplore que le Conseil de Sécurité des Nations Unies n’ait pas fixé de limite au mandat des puissances occupantes et que, de fait, celles-ci s’appuient sur leur puissance militaire pour tirer profit de la reconstruction de l’Irak.

Le COE réclame que les puissances occupantes permettent dès maintenant aux Nations Unies de travailler avec le peuple irakien à la formation d’un gouvernement représentatif fondé sur la légalité. Les Nations Unies doivent également pouvoir jouer un rôle de premier plan pour les secours humanitaires, la reconstruction du pays et le désarmement, estime l’organisation faîtière de cette communauté de 342 Eglises.

L’ONU doit pouvoir jouer un rôle de premier plan

Le Comité central se déclare également préoccupé par l’anarchie et l’insécurité qui règnent actuellement en Irak, et condamne toute les formes de violence, y compris le meurtre des dirigeants religieux ainsi que l’attentat meurtrier dirigé contre le bureaux des Nations Unies. Il prie les instances compétentes de l’ONU d’enquêter sans délai tant sur les violations des droits de l’homme commises par l’ancien régime, que sur tous les crimes de guerre et violations du droit international, y compris sur le recours illégal à la guerre.

De façon plus générale, les Eglises participant au Comité central ont également conduit une réflexion éthique et théologique sur le «devoir de protection» des populations menacées par la violence armée. Cette étude sera poursuivie dans le cadre de la Décennie «vaincre la violence». (apic/com/coe/be)

2 septembre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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