Messagère de paix
Genève: Les 150 ans de l’église Notre-Dame à Genève
De Genève, Michel Bavarel
Genève, 8 octobre 2007 (Apic) «Genève: Les 150 ans de l’église Notre-Dame à Genève», telle est la devise de la basilique de Notre-Dame, érigée à Genève il y a 150 ans. Cet anniversaire a été marqué, dimanche, par une messe solennelle présidée par le cardinal Georges Cottier. Une messe à l’issue de laquelle on a entendu des allocutions de la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, du conseiller d’Etat Robert Cramer et du maire de Genève, Patrice Mugny.
La basilique était comble et plusieurs centaines de personnes ont suivi la célébration à l’extérieur de l’édifice, sur un grand écran installé contre l’une des façades. Il y avait la couleur des costumes d’anciens gardes suisses et des huissiers de la Confédération et du Canton, la musique de l’orchestre du pays de Gex et du choeur de Riaz, sans oublier l’orgue. Et la présence de plusieurs évêques, dont le nonce apostolique Silvano Tomasi, de nombre de prêtres et de représentants de plusieurs communautés chrétiennes et d’autres religions. Dans son homélie, le cardinal Georges Cottier a présenté un Dieu « suspendu au consentement de notre liberté, un Dieu qui se fait mendiant non pas pour recevoir mais pour donner » et d’une Vierge Marie qui nous montre le chemin de l’accueil de ce don de Dieu.
On a ensuite procédé à la bénédiction d’une nouvelle croix de procession, oeuvre de l’orfèvre François Reusse. Une croix ornée d’une sphère symbolisant l’universalité de l’Eglise, particulièrement en évidence dans une basilique qui reçoit des fidèles venus des quatre coins du monde. Cette ouverture a été au coeur des interventions des trois représentants des autorités civiles à la fin de la messe.
Le rejet et la haine ne résolvent rien, au contraire
«La montée des fondamentalismes ne laisse pas indifférent dans une ville internationale comme celle de Genève. La xénophobie est irresponsable car elle divise et menace notre aptitude à vivre ensemble», a ainsi déclaré le maire de Genève, Patrice Mugny. Le conseiller d’Etat Robert Cramer, a de son côté mis l’accent sur la laïcité de l’État qui garantit la paix confessionnelle et le respect du pluralisme.
«Notre-Dame est, au milieu de la ville, un lieu d’accueil de personnes de différentes cultures», a souligné la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey. Depuis le 11 septembre, a-t-elle poursuivi, on assiste à une intensification des conflits. «Or, le rejet et la haine ne résolvent jamais rien, au contraire», dit-elle, avant de lancer un appel à la prudence face aux tensions actuelles dans notre pays. «Certes, la présence de l’autre peut provoquer un sentiment de perte, mais nous n’avons pas d’autre choix que celui de l’intégration».
Micheline Calmy-Rey a été chaleureusement applaudie, avant de se retrouver, pour une collation, dans les jardins de la basilique, au milieu de tous ceux qui avaient répondu à l’invitation de la paroisse. Parmi lesquels figuraient de un grand nombre de membres des communautés étrangères. (apic/mba)



