Augmentation du chômage et de la pauvreté
Genève: Les conditions de vie des femmes en Europe de l’Est empirent
Genève, 26 septembre 1999 (APIC) – Des taux de chômage plus élevés, des retraites en baisse, diminution des allocations pour les enfants, augmentation de la violence et détérioration du système sanitaire. Les conditions de vie, notamment des femmes et des enfants, en Europe de l’Est, deviennent de plus en plus difficiles. La transition du communisme à l’économie de marché a entraîné une augmentation exponentielle des inégalités.
C’est ce que souligne le rapport «Femmes dans la transition», présenté par l’UNICEF, à Genève et dans d’autres villes européennes, à l’occasion du 20e anniversaire de la Convention de l’ONU sur l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes. Parmi les faits à souligner : l’augmentation des avortements. Les grandes incertitudes sur l’avenir et la désintégration des familles favorisent ces avortements. En 1996, la moyenne des avortements dans ces régions (27 pays, de la Slovaquie à l’Estonie, de la Macédoine au Kirghizstan) était d’un avortement pour une naissance. En 1997, en Russie, on a enregistré deux avortements pour une naissance. Au total, 2,5 millions d’enfants qui ne sont pas venus au monde.
Dans tous ces pays, le montant des retraites est tombé en flèche dans la première moitié des années 90 et les cotisations chômage ont augmenté. On estime que 13 % des postes de travail ont été supprimés. La moitié de ces postes étaient occupés par des femmes. Le phénomène de chômage massif est un phénomène nouveau dans des pays habitués à la planification économique centrale et la politique du plein emploi. Ceci crée des déséquilibres énormes avec une augmentation importante de l’alcoolisme, des dépressions, des familles désintégrées. On constate également une augmentation de la mortalité infantile et une diminution de l’espérance de vie.
L’UNICEF explique que les familles les plus affectées sont les familles nombreuses. En Russie, 37 % des familles de deux enfants, 50 % des familles de trois enfants et 72 % des familles de quatre enfants vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Le taux de natalité a baissé, ainsi que le nombre des mariages. On note également une augmentation des enfants vivant avec un seul de leurs parents. En Estonie, 50 % des enfants naissent de mères célibataires, un taux qui a doublé depuis 1989. (apic/zn/ba)




