Genève: Les finances du Conseil œcuménique des Eglises se sont «stabilisées»
Malgré un déficit de 2,4 millions de francs, situation sous contrôle
Genève, 16 juillet 1997 (APIC) Suite aux compressions de personnel et à la réduction des coûts liés à l’infrastructure, la situation financière du Conseil œcuménique des Eglises (COE) s’est «stabilisée», constate le rapport des finances 1996 du COE rendu public mardi à Genève. En 1996, le fonds d’exploitation a toutefois enregistré un déficit de 2,4 millions de francs suisses, contre 6,6 millions en 1995. Mais le COE a désormais la situation en main grâce à d’énergiques mesures de restructuration.
L’année dernière, le pasteur Konrad Raiser, secrétaire général du COE, a lancé une mise en garde, indiquant que les revenus du Conseil ne suffisaient plus à financer ses activités. Il annonçait alors que pour faire face à la situation, il fallait prendre des «mesures draconiennes», et réduire notamment les effectifs du personnel.
Actuellement, le COE emploie environ 200 personnes qui occupent l’équivalent de 182 postes à plein temps. Au 1er janvier 1996, ces chiffres étaient respectivement de 267 et de 237.
Dans son introduction au rapport des finances de 1996, le pasteur Michael Davies, sous-secrétaire général chargé des finances et de l’administration, déclare que les fonds généraux se sont stabilisés. Comme prévu, il y a eu un déficit du fonds d’exploitation, mais des mesures ont été prises pour veiller à ce qu’une telle situation ne se répète pas dans les années à venir.
En 1996, le fonds d’exploitation a enregistré un déficit de 2,4 millions de francs suisses, contre 6,6 millions en 1995. Les revenus du Conseil – revenus des investissements et gains sur les changes non compris – se sont élevés à 32,6 millions de francs (1995: CHF 32,7 millions). Cependant, constate M. Davies, si le déficit du fonds d’exploitation a été maîtrisé en 1996 et si le Conseil a pu empêcher une nouvelle érosion de ses réserves générales grâce au bon rendement de son portefeuille d investissement, il est clair qu’à partir de maintenant les frais de fonctionnement ne doivent plus dépasser les revenus.
En 1996, le produit des investissements a atteint 10,7 millions de francs suisses, alors qu’en 1995 on a enregistré un résultat négatif de 3,2 millions. Selon le rapport de 1996, le total des revenus du COE s’est élevé à 82,4 millions de francs et le total de ses dépenses à 85,6 millions (1995:CHF 80,4 millions/CHF 101 millions).
Les Eglises ont de la difficulté à payer leur cotisation
Malgré les efforts faits pour augmenter les contributions des Eglises membres en établissant une cotisation annuelle minimum de 1000 francs suisses, on n’a constaté «aucun changement significatif» dans cette catégorie de revenus. M. Davies explique que bien que les Eglises aient été plus nombreuses à verser une cotisation, «les recettes supplémentaires qui en ont résulté ont été annulées par la baisse des contributions de certaines Eglises».
En 1996, les cotisations et les autres revenus non affectés se sont montés à 6,35 millions de francs suisses, versés par 166 Eglises (1995: CHF 6,27 millions de francs suisses versés par 156 Eglises). L’année dernière, le pasteur Raiser avait déclaré qu’il fallait réunir au moins 10 millions de francs suisses de fonds non affectés. On a adopté un budget équilibré pour 1997, dit M. Davies, et l’on prépare actuellement un budget équilibré pour 1998. Cependant, la situation est compliquée du fait que la prochaine Assemblée du COE est prévue en 1998 et que de nouvelles réductions de personnel compromettraient sérieusement la bonne marche des travaux préparatoires. L’année prochaine sera en outre une «année de transition vers une nouvelle structure et une nouvelle méthode de travail fondées sur les changements proposés, mais non encore finalisés ni approuvés, résultant de l’étude sur la conception et la vision communes du COE (CVC)». (apic/coe/com/be)



