Genève : Mgr Tauran à la 54e session de la Commission des droits de l’homme de l’ONU
«Combler le fossé séparant les principes et les gestes»
Genève 20 mars 1998 (APIC) «Je souhaite vivement que les travaux de cette 54e session de la commission qui se déroule dans le contexte significatif du 50e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’homme, puissent contribuer à combler le fossé qui existe encore entre les principes et les gestes», a déclaré vendredi à Genève le «ministre des Affaire étrangères du Vatican». Mgr Tauran a également dénoncé les atteintes à la liberté religieuse à travers le monde.
Mgr Jean-Louis Tauran, Secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats, a souligné combien la Déclaration des droits de l’homme de 1948, à la fois «universelle» et «indivisible», a contribué à lancer dans le monde une «dynamique des droits de l’homme». On lui doit, la dénonciation dans les opinions publiques de la peine de mort, de l’exploitation de l’enfant et des femmes, du sort des réfugiés, de l’usage de la torture, de la relégation des prisonniers de conscience, du sous-développement, de la «discrimination raciale». Mgr Tauran cite cependant d’autres exemples qui prouvent le fossé persistant entre les principes et les faits: Balkans, conflits en Afrique, etc.
Le réprésentant du Vatican déplore en outre que les croyants soient trop souvent empêchés de contribuer de façon féconde au bien commun. «Cette contribution est entravée, dit-il, de manière systématique», dans quatre cas. Manque de liberté religieuse: Quand ils se voient dans l’impossibilité totale de professer leur foi et de se réunir dans un lieu de culte. Atteintes à leurs biens: Quand ils sont l’objet de discriminations grossières qui vont jusqu’à la destruction de leurs maisons, de leurs écoles, de leurs temples et de leurs cimetières. Pressions pour l’abandon de la foi: Quand on leur propose de renier leur foi pour obtenir du travail ou une aide sociale. Et enfin isolement par rapport aux autres communautés chrétiennes: Quand ils sont empêchés de communiquer avec leurs co-religionnaires ou leurs chefs spirituels qui résident à l’étranger. (apic/imed/mp)



